VTT, grands espaces et tourisme

11 Mar. 2016 | Tourisme, Vélo

Yeti a été créée en 1985 par John Parker. C’est une marque de VTT haut de gamme, avec une image assez technologique. L’axe principal des vidéos reste tout de même de lier les vtt Yéti a un lieu de pratique exceptionnel et de mettre en scène davantage ce que l’on pourrait appeler l’esprit du vtt en lui-même, plutôt que le produit. C’est une stratégie marketing. Mais l’inbound marketing, le marketing de contenu, celui qui veut séduire le client plutôt que le matraquer n’est pas le sujet aujourd’hui.

Nous discutons souvent avec les professionnels du tourisme. Nous leur disons que les nouvelles tendances du sport, et l’état d’esprit qui les sous-tend, nécessitent une nouvelle approche. On ne parle plus tout à fait de sport, mais de pratiques outdoor, de sports de pleine nature. Il est nécessaire de bien comprendre cet état d’esprit pour offrir la bonne expérience client. La démarche de ces pratiquants est autant l’immersion dans la nature que le sport qu’ils pratiquent. Les deux sont intimement liés. Faire du vtt à Moab n’est pas la même chose que faire du vtt dans le parc de Saint-Cloud. On pourrait faire le même genre de comparaison avec le kitesurf. Naviguer à Zanzibar ne vous procurera pas les mêmes sensations que de tirer des bords à Fos sur mer. Ce n’est pas juste du geste sportif dont on parle.

Aujourd’hui des grimpeurs, des passionnés de vtt, des surfers, des kiteboarders, choisissent leurs vacances en fonction de leur passion. Ils se déplacent sur un « spot ». Moab est connu dans le monde entier, tout comme Whistler au Canada. A notre connaissance, il n’y a pas d’événements majeurs à Moab, cette précision est importante car en France, on considère souvent qu’il faut une compétition, un événement pour qu’un endroit « existe ». Il arrive que ce soit ni nécessaire, ni suffisant. Encore une fois, les sports outdoor ne doivent pas être appréhender avec la grille de lecture habituelle : sport + club + fédération + compétition.

On parle de liberté, de « freeride ». Les ressorts fondamentaux de ces sports là sont différents. Par contre, ces pratiques ont deux gros avantages sur le plan touristique : ce ne sont pas des sports de masse, elle concerne une clientèle plus ciblée, plus haut de gamme, susceptible de venir tout l’année et non pas en période de pointe. Ce sont des touristes à forte valeur ajoutée. comprenez qui dépensent plus. On parle bien d’économie touristique. Le moindre traffic est un bon point pour les lieux qui demandent à être préservés. Car cet aspect authentique fait partie de l’attractivité. Le jour où il y a trop de monde, la frange « pionnière » de votre cible va voir ailleurs. Après tout, c’est comme dans la mode….

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