Nombreux sont ceux qui rêvent de déboulonner GoPro. Beaucoup ont essayé, et même si la marque californienne a fait de grosses erreurs, elle est toujours le symbole de la caméra embarquée. Sony a la puissance (technique et commerciale) nécessaire pour espérer renverser la hiérarchie, le fera t-elle avec cette étonnante RX0 qui vient tout juste d’être annoncée ?

Au delà de ses (à priori) étonnantes caractéristiques techniques, mais son prix est à l’avenant, nous voudrions profiter de cette annonce de Sony pour rappeler que la micro caméra californienne (bref la GoPro) a été inventée par un surfer et que ce n’est pas une coïncidence.

Culturellement, l’image, fixe ou animée, a toujours été une matière première, nous avions déjà abordé ce sujet, pour les passionnés de surf, de skate, plus tard pour les autres sports de glisse (windsurf, ski, snowboard, mountain bike puis outdoor mais dans une moindre mesure). Ce n’est pas vrai pour la voile par exemple.

A l’heure du flux d’images ininterrompu, la GoPro a complètement changé la perspective que l’on pouvait avoir sur le sport, permettant de « partager » l’expérience, d’immerger complètement le spectateur. La vidéo est devenue le principal outil de communication, la caméra embarquée est en conséquence non seulement un marché grand public mais aussi un véritable « outil » pour produire du contenu différenciant.

A condition que ce contenu soit au service d’un objectif et d’une stratégie. Aujourd’hui, ce type de caméra associée ou pas à un drone ouvre des perspectives (visuelles) insensées, à moindre coût.

A relire : GoPro, le symptôme du déclin de la discipline au profit de l’autonomie