Le Pump Track n’est pas à proprement parlé une nouveauté, même si son histoire est assez récente.  Une piste de Pump Track est une boucle fermée parsemée de bosses et de virages relevés, qui puise ses racines dans l’histoire du BMX, ce petit vélo californien né dans les années 70, d’un parallèle avec le motocross.

On parcourt une Pump Track sans pédaler ou presque, en étant très mobile sur le vélo, en « pompant » et en « enroulant », deux techniques justement issues du pilotage en BMX. On peut y voir un lien supplémentaire entre le vélo et le ski.

Le Pump Track illustre parfaitement ce que nous avançons souvent à propos du sport. À savoir que la pratique s’adosse à une vision du monde, à une culture. En ce sens, on rappellera que la vision californienne a accouché de nombreuses tendances sportives dans les années 70 qui se diffusent encore aujourd’hui. Dans la grimpe, en vélo mais aussi sur l’eau.

Aujourd’hui en France, et c’est aussi étonnant que réjouissant, des municipalités adoptent cette piste bosselée qui ne nécessite pas une surface foncière importante ni un budget délirant. Qui plus est, une Pump Track peut être utilisée par des débutants comme par des pilotes avertis. Des trottinettes et des skates également. C’est une aire de jeu, une aire de rencontre, un espace aussi de progression et bien plus, beaucoup plus accessible qu’un skate park et pouvant s’adresser à un plus large public.

Elle peut aussi être un lieu de compétition, Red Bull organise d’ailleurs de nombreux événements et un championnat mais elle symbolise surtout une vision du sport tournée vers le geste et la sensation.