L’axe marketing est habile, il est parfaitement mis en scène dans cette vidéo. Si l’assistance électrique a conquis les faveurs des passionnés de VTT – bien que la lecture des forums spécialisés montre que les pilotes américains y soient encore assez hostiles – on sait les mentalités des pratiquants de route beaucoup plus conservatrices. Le frein à disque peine encore à s’imposer, alors que ce type d’équipement est un standard en VTT depuis dix ans. Peu importe d’ailleurs chaque catégorie de pratiquant choisit d’avancer à son rythme.

Les choses risques tout de même de changer. Rapidement. Sauf immense surprise, l’innovation technologique va accélérer le changement de mentalité. L’effort ne sera plus le seul mètre étalon du cyclisme, il y aura une alternative technique et surtout culturelle, d’autant que l’ assistance électrique ne vous dispense pas de pédaler loin s’en faut et qu’ici avec l’architecture Fazua, le vélo reste un vrai vélo (il est léger) quand il n’y a pas d’assistance (pas de sensation de friction) ce qui n’est pas le cas de toutes les motorisations. Par contre comme en VTT, le vélo électrique ouvre de nouvelles perspectives. Nombreuses.

C’est à Henri Didon que Pierre de Coubertin emprunta la formule « plus vite, plus haut, plus fort », magnifique, inspirante au demeurant, qui résume une version élitiste mais trop dominante et trop restrictive du sport. 

L’ASSISTANCE ÉLECTRIQUE NE SUPPRIME PAS L’EFFORT À FOURNIR, ELLE LE REMET À SA JUSTE PLACE ET CELLE-CI N’EST PAS FORCÉMENT CENTRALE. ET C’EST TOUTE LA PHILOSOPHIE DU VÉLO QUI CHANGE…