L’univers culturel du jean est large. D’abord vêtement de travail, le denim a été porteur plus tard de valeurs liées à la liberté et à la jeunesse. Le jean se réinvente toujours, refuse de mourir, c’est toujours un standard de la mode. On ne peut pas dire que le jean ait une signification particulière dans l’univers des sports de glisse, par contre, il est intimement lié à la moto. A l’outdoor également. N’oubliez pas que les nouvelles formes d’alpinisme ou de grimpe sont nées dans la Californie des années 70. Là où se trouvait un certain Yvon Chouinard, surfer et grimpeur, CEO de Patagonia aujourd’hui.

A notre époque, censée se préoccuper un peu plus de la planète, le jean est un anachronisme de plus. Sa fabrication n’est ni un modèle écologique, on sait aussi qu’elle intervient dans des zones où ma main d’oeuvre est payée une misère.

  • Un jean standard, c’est environ 600 grammes de coton avec quelques rivets et boutons en métal. Sa fabrication et son entretien sont très largement responsables de son impact sur l’environnement. Il est la plupart du temps fabriqué en Asie où la gestion des déchets et le recours à des énergies polluantes, comme le charbon et le pétrole, sont monnaie courante. Avant d’arriver dans votre armoire, un jean a pu parcourir jusqu’à 65 000 Km, soit une fois et demi le tour de la Terre.
    Le coton cultivé en Ouzbékistan peut être filé en Turquie, puis teint en Bulgarie. La toile peut ensuite être tissée à Taïwan, et le jean assemblé en Tunisie, avant d’être livré en France. A ce circuit du coton, il faut ajouter celui des engrais, des pesticides, des colorants, des machines à filer, tisser et coudre, des métaux pour les rivets, qui, eux aussi, voyagent à travers le monde. Source mtaterre.com

Patagonia propose une alternative. Intéressante comme d’habitude, crédible venant d’eux. Coton organique et un process consommant moins d’eau et de produits nocifs, moins gourmands en énergie.

On peut penser que dans les paramètres amenant à l’acte d’achat, les choix liés à l’éthiques de production, prendront de l’importance. On pourrait attendre ce genre de comportement de la part de ceux pour qui la nature est le terrain de jeux. Les surfers, les grimpeurs, les snowboarders, les backpackers ou les fans de moutain bike. C’est tout le positionnement de Patagonia.

On vous invite à lire aussi le sujet sur l’initiative de Patagonia pour le Black Friday aux USA. Chapeau