Ce qui manque à la voile ? L’instant présent, l’hédonisme court terme, l’air frais, le goût du décalage.

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13 Fév, 2018

La voile est un loisir, un sport, une passion,  le but d’une vie pour certains, un métier pour les plus impliqués. La voile, c’est de l’évasion et du sublime. Mais de la promesse à la réalité, où en est-on aujourd’hui ?

La crise de 2008 est passée, le nautisme, la « plaisance » en tant qu’économie pourrait-on dire se porte mieux même si, comme dans d’autres secteurs, le ski pour ne pas le nommer, il n’est pas interdit de se poser quelques questions à moyen et long terme.

En ski, l’excellent enneigement de cet hiver ne pourra pas masquer la menace du réchauffement climatique, la proportion toujours plus petite de ceux qui peuvent se permettre des vacances à la neige, l’usure du concept du ski « industriel et mécanisé », tandis que coté voile, la pyramide des âges, l’accès, la proposition qui, au regard des freins à la pratique, ne fait plus rêver autant qu’avant. Les attentes ont changé. L’offre aussi…

Le foil est la rupture technologique dont la voile avait besoin, c’est une certitude. Tout comme il est écrit que cette façon de naviguer ne comble pas toutes les aspirations loin s’en faut. Vous êtes casqué, vous portez un gilet, vous êtes secoué, ça va vite, c’est technique, ça coute un bras et c’est risqué. Ceux qui veulent « accélérer » – c’est une tendance de société – sont ravis, les jeunes se disent que la voile bouge enfin, mais ceux qui veulent « ralentir », et ils sont nombreux, vont se poser des questions. Passons sur le foil qui pourrait tout à fait rester marginal.

 

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