• Heatseeker n’est pas le premier film du genre, on se souvient en effet d’Afterglow, mais ça ne retire rien à sa qualité.
  • C’est un magnifique objet visuel qui caractérise à merveille ce qu’est le ski freeride et la culture sportive qu’il véhicule.
  • La « performance » est ici, avant tout artistique, même si évidemment on imagine qu’il faut être un skieur de haut niveau pour assurer le job dans de telles conditions.
  • Si dans le sport traditionnel, on regroupe un ensemble de compétences pour produire un résultat sportif, c’est à dire un classement, dans cette contre-culture sportive – le terme est ici adapté et à prendre au pied de la lettre – qu’est le freeride, il est avant tout question de produire du geste, de l’esthétique, de la sensation et une performance sportive et visuelle. On touche là à l’émotion. Non pas qu’elle soit absente du sport compétitif bien au contraire, mais elle est dans ce cas, le but recherché et non pas le produit dérivé. D’autre part, la notion de réalisation (du geste, de soi) est beaucoup moins comparative et se rapproche de la perception que l’on peut en avoir dans le domaine de l’art. Il n’y a pas de classement mondial des danseurs.
  • Cette approche sportive, esthétique, émotionnelle, centrée sur la réalisation à la fois d’un geste et de soi, devrait, à notre sens, beaucoup plus diffusée, enseignée. Nous en parlons assez souvent, nous y reviendrons en détail prochainement au travers un projet ambitieux que porte l’agence.