Le val d’Aoste ne se résume pas au jambon

24 Oct. 2014 | Stratégie, Vélo

La place des nouvelles tendances du sport dans le “tourisme” est un des sujets de réflexion du think tank codezero. Sans doute parce que les sports de glisse auront été pour nous, la raison même du voyage.

Aujourd’hui et nous en avons parlé à plusieurs reprises, le surf, le kitesurf, le stand up paddle, le trail ou l’ultra-trail, la grimpe ou le trek, mais aussi les nouvelles tendances du vtt sont aussi des mobiles pour aller sous d’autres latitudes ou pour changer d’altitude.

Les spécificités géographiques font, depuis longtemps, une grande part de l’attrait et de l’identité de nombreuses destinations. C’est compréhensible. Certains lieux ont aussi atteint une renommée mondiale au travers de leur spécialité locale. Ainsi le Val d’Aoste est connu pour son jambon. Les institutions du tourisme aujourd’hui, parce qu’elles ont vocation à s’adresser à un large public, travaillent encore beaucoup sur ces deux axes. L’identité du lieu, son potentiel en termes “contemplatif” si je puis m’exprimer ainsi, et l’art de vivre, notamment la table, gastronomie et oenologie. C’est particulièrement vrai en France puisqu’il ne faut pas le nier, là est notre atout au niveau mondial. Il est probable que cet état de fait perdurera encore longtemps, mais son importance suivant les territoires est très variable. Alors effectivement il y a des contre-exemples. Chamonix existe pour son massif montagneux, mais là aussi des changement s’opèrent, ce sera le sujet d’un prochain post.

Qu’une région soit assimilée, voire réduite à sa spécialité peut devenir limitatif. Un exemple : Aoste a d’autres atouts que le jambon. Elle le produit, l’exporte, mais développer d’autres types d’offre lui permet sans doute de développer et surtout de diversifier son tissu économique local. J’imagine que c’est déjà en partie le cas pour les activités en montagne cela dit.

En conclusion, on sait ce qu’est le tourisme d’aujourd’hui. La question est bien celui de demain. Quel poids économique auront ces nouveaux loisirs à court, moyen et long terme. Un autre exemple : la région PACA est une mine d’or pour les sports dont nous avons parlé. Elle attire de nombreux touristes pour des raisons traditionnelles et donc exploite peu ce potentiel dans sa promotion pour affirmer cette autre facette de son identité. Quel manque à gagner à terme ? Autre exemple, la Bretagne vient de s’apercevoir à l’occasion de l’épreuve de windsurf de La Torche (qui a attiré près de 100 000 personnes) que les sports de glisse était sans doute un moyen de rajeunir leur image. 35 ans après l’arrivée de la planche à voile en France, il n’est jamais trop tard de faire le bon constat…

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