Le surf, ça conserve

3 Juil. 2015 | Glisse

Seasick Steve, de son vrai nom Steve Gene Wold, est un homme qui a de la bouteille. Né à Oakland (Californie, Etats-Unis) en 1947 d’un père pianiste de boogie woogie et d’une mère au foyer, il quitte le foyer familial à l’âge de treize ans, poussé par l’envie de voyager et d’échapper à une vie monotone et étriquée. La suite, ce sera une véritable fable à l’américaine, comportant tous les clichés, pourtant bien réels : vagabondage, larcins le menant plusieurs fois en prison, re-vagabondage, avec sa six-cordes dans un sac en toile.

Des tournées dans les bars miteux, avec des cordes cassées, des femmes à tire-larigot, des bagarres de saloon dans le Vieux Sud… Bref, Seasick Steve a vécu, et n’a jamais cessé de profiter de ce qu’il appelle sa liberté : voyager, errer, trouver des petits boulots ponctuels. Et faire de la musique.

Seasick Steve le vagabond

C’est dans les années 1960 que Seasick Steve s’acoquine à toute une bande de bluesmen, et côtoie régulièrement Janis Joplin, avec qui il devient ami. Des voyages en Europe, notamment en Norvège, lui feront rencontrer celle qui deviendra son épouse. Il aura cinq fils avec elle. C’est d’ailleurs en Norvège que le pseudonyme Seasick Steve lui est donné par un ami qui avait remarqué que Steve Wold ne pouvait pas monter sur un bateau sans éprouver un sérieux mal de mer.

En revenant vivre aux Etats-Unis, il s’installe à Seattle au début des années 1990. En créant son propre studio d’enregistrement, il rencontre la foisonnante scène rock et grunge de Seattle. Des groupes comme Modest Mouse et Bikini Kill viennent enregistrer des morceaux chez lui. Même Kurt Cobain se prend d’amitié pour le « vieux » bluesman.

Aujourd’hui Seasick Steve surfe toujours et l’une des grandes vertues du surf est de pouvoir continuer à pratiquer quel que soit en âge, son potentiel et ses envies. Ce que d’autres sports trop liés à la compétition comme unique horizon ne permettent pas forcément.

Merci MM pour le lien.

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