• Rocky Mountain est une marque de vélo canadienne. Plutôt haut de gamme. On rappelle en passant que la Colombie Britannique (Canada donc…) est un des épicentres du VTT dans le monde.
  • Le Slayer est un vélo « Big Mountain », ce qui traduit par « Haute Montagne » dans la version française du site. Le terme fait un peu sourire. Le Slayer est ce qu’on appelle par ici un « gros freeride ». C’est à dire un vélo pour aller vite en tout terrain version descente, sauter, faire des (gros) tricks. En ce sens la vidéo est signifiante. Sa pratique n’est évidemment pas cantonnée à ce qu’est vraiment la haute montagne. La référence vaut plutôt pour la pente, l’engagement. Les marketeurs devraient y réfléchir, le mot étant ambigu.
  • Cette vidéo montre à quel point cette pratique – élitiste mais très importante en termes d’image de marque – est influencée à la fois par le moto-cross, le BMX et le … ski. Nous avons expliqué à plusieurs reprises ce phénomène. C’est un marqueur culturel des « nouvelles » tendances du vélo. Nouvelles entre guillemets car la racine remonte aux années 70.
  • La transversalité des cultures et des codes est un autre élément important. On ne peut pas comprendre et à fortiori approcher ses pratiques de façon efficace sans en tenir compte.
  • Rocky Mountain a fait une entrée très remarquée (l’année passée) dans le domaine du VTTAE, autant dire un créneau stratégique économiquement parlant, avec le Powerplay qui bénéficie d’une motorisation propre à la marque (capacité d’innovation du groupe dont elle fait partie) et de l’image freeride/enduro qui justement vient des produits comme le Slayer ou l’Altitude le vélo d’enduro.
  • Le sujet de cette analyse n’est pas de revenir une nouvelle fois sur les racines du VTT mais bien de souligner qu’elles en sont les influences aujourd’hui. Le parallèle avec le ski nous semble des plus importants (descente, piste, flow, rebonds, glisse) mais réduire à ça serait une erreur. Il y a derrière la culture de la moto tout-terrain (mouvements, équipements et même codes vestimentaires). On peut faire le même genre de parallèle d’ailleurs entre certaines formes de VTT et le motocross, qu’entre le skate et le surf.
  • Dernier point pour en revenir à la « terre » et à l’outdoor, ce sujet paru sur Outside Online qui aborde la « migration » des cyclistes de la route à la piste. Migration qui a accouché du Gravel dont on reparlera très bientôt ici-même. Gravel, créneau en passe de devenir stratégique dans le vélo « de route ».
  • Un autre point et pas des moindres. Nous vous invitons à apprécier la qualité de la vidéo et les moyens mis en oeuvre pour la tourner. C’est ambitieux. A l’heure qu’il est, elle fait le tour du monde….
  • La conclusion de tout ça ? Le lien direct entre les influences qui sont très souvent des « signaux faibles » que beaucoup de marques ou d’acteurs économiques ignorent faute de grille de lecture adaptée et les créneaux économiques de demain