Il est finalement assez sidérant de constater l’écart existant entre la façon dont l’équipe de Boardriding Maui se saisit du foil et la manière dont on le décline en Europe.

D’un coté, une sorte de facilité revendiquée, l’art du geste, la légèreté, le corps libre, ici, de l’autre coté du monde, la technologie, le carbone, la vitesse, la performance, le casque, la course.

Il n’est pas déplacé d’y voir l’écart culturel entre le sport anglais, traditionnel, « viril » (ce qualificatif est employé en avril 1982 dans un sujet publié dans la revue Esprit « Le corps contre le sport »), et le sport « californien » plus hédoniste dont parlait notamment Christian Pociello, docteur ès lettres (sociologie), agrégé d’éducation physique et sportive, fondateur du Centre de recherche sur les cultures sportives à l’université Paris-Sud-Orsay, auteur notamment de l’espace du sport

A chacun sa pratique, l’idée n’est pas de juger mais de bien comprendre que nous sommes souvent « enfermés » dans une culture sportive qui nous fourni un cadre de pratique. Et qu’il est bon de prendre du recul…