“All of us have in our veins the exact same percentage of salt in our blood that exists in the ocean, and, therefore, we have salt in our blood, in our sweat, in our tears. We are tied to the ocean. And when we go back to the sea – whether it is to sail or to watch it – we are going back from whence we came.”

John Fitzgerald Kennedy

 

Certes les piscines ne sont pas salées, mais nous voulions illustrer de façon un peu distanciée et poétique notre rapport à l’eau. Ces mots de JFK résonnent bien. Commençons par quelques constatations :

  • les piscines municipales sont des structures utiles mais non rentables. C’est la cour des comptes qui le dit.
  • elles ne sont adaptées qu’à une vision ; la natation compétitive même si elles servent la nécessité d’apprendre à nager
  • de fait la piscine impose la « natation » quasiment comme norme de ce qu’il convient de faire
  • leur fréquentation est très variable. Pour ces raisons notamment.
  • dommage, elles sont assez bien réparties sur le territoire et accessibles en prix.

Nous sommes maintenant en 2018. Même si :

  • il faut évidemment lorgner du coté de 2024,
  • il est important de ne pas négliger le fait que la natation (olympique ou pas) est un fabuleux sport et un beau spectacle,
  • il est nécessaire de ne pas se contenter d’y ajouter du numérique pour l’augmenter.

Ne serait-il pas possible d’imaginer réinventer la natation ? Oui, à cette question nous avons déjà proposé une réflexion.

Revenons à la piscine. Et si la piscine n’était plus uniquement le lieu de la « longueur » ? Et si la piscine n’était pas limitée par cette vision étroite comme un couloir de nage ? Et si l’argent public pouvait voir plus large ?

Des éléments qui vont dans ce sens :

  • Le succès du fitness ne se dément pas
  • L’univers du fitness innove sans arrêt
  • L’aquabike montre que le fitness dans l’eau à un sens.
  • Les femmes sont en demande d’autres formats, d’idées nouvelles. Comme l’Aquabike justement
  • Cette vidéo de Laird Hamilton montre que l’on peut faire autre chose dans une piscine
  • La proposition tend à prouver qu’on peut y attirer un autre public
  • Le fitness est un sport populaire qui touche en effet toutes les classes sociales
  • le développement du swimrun incite à penser que les gens aiment nager autrement.
  • L’eau et ce que l’on peut y faire, fait rêver #legrandbleu. Guillaume Nery aussi. 

L’idée globale, c’est de dire, encore une fois qu’une certaine vision du sport, limite la vision d’une activité toute entière. Non, être champion olympique n’est pas la finalité du plus grand nombre, on ne peut pas centrer l’usage d’un tel équipement sur cet objectif.

  • transformons (en partie bien évidemment) les piscines en salle de fitness
  • développons dans les bassins municipaux l’apprentissage de l’apnée, de la relaxation
  • Apprenons l’eau aux enfants d’une manière différente
  • Faisons un lien entre les vagues artificielles et l’océan. Eduquons
  • Servons nous de ce qui se passe en grimpe pour imaginer la piscine de demain
  • La piscine est l’océan indoor. De l’outdoor vers l’indoor. C’est une tendance puisqu’en 2050, 75% de la population sera urbaine
  • Ne dénigrons pas la natation classique mais remettons là à sa juste place. L’effort ne doit pas effacer l’hédonisme.

Inventons la piscine municipale (ou pas) 3.0. Osons changer de registre culturel.