Le sport nomade. Nouveau rapport au monde, nouvel usage du sport

1 Fév. 2019 | Analyses VISION, Culture sportive, Outdoor, Prospective, Sports de montagne

 

Coup sur coup, deux films sont venus alimenter une réflexion que mène l’agence depuis un moment. Nous travaillons souvent au long cours, sur des thèmes de fond, liés aux évolutions des pratiques sportives ; entretiens informels, échange plus précis, veille ciblés, nous collectons ce qui va dans le sens de nos intuitions, ce qui peut les contredire également. Transversalement, parce c’est dans l’ADN de Codezero et en rapport avec la réalité sportive d’aujourd’hui. Ce que nous apprenons quand nous travaillons sur des problématiques liées au ski, peut s’avérer utile dans d’autres domaines. De plus, aujourd’hui de nombreux passionnés ont plusieurs identités sportives, pratiques différentes disciplines. Leur perception est donc élargie, différente, il faut en tenir compte. Nous en tirons des conclusions, nous élaborons des scénarios.

La notion de freeride est constitutive de l’évolution des pratiques sportives à partir du milieu des années 70. Elle a eu un impact colossal. Pour résumer, elle englobe la pratique « pour le plaisir » quand le sport traditionnel ne concevait que deux temps : l’entrainement et la compétition. Le freeride, c’est le retour au jeu, c’est aussi un virage vers l’engagement pour ceux qui l’envisagent comme une pratique « totale ». Les deux ne sont pas incompatibles.

  • Commençons par la fabuleux film « Twenty, an accidental history of freeriding », de Guido Perrini. Il dure quarante sept minutes, nous vous invitons à vous y consacrer entièrement, mais beaucoup de choses essentielles sont dites dans le premier quart d’heure. Nous sommes là dans la partie extrême du freeride, c’est pourquoi nous intégrons le making of du film Quattro 2 avec Candide Thovex que vous pouvez voir en bas de cette analyse. Ce qui est commun au deux films, n’y voyez pas que le haut niveau, est le voyage, la découverte (de l’ailleurs et de soi), l’exploit personnel certes, mais aussi, un certain rapport au monde fait d’admiration, de respect et de recherche de cette résonance dont parle Hartmut Rosa. A l’heure où la protection de la planète devient l’enjeu qu’il aurait toujours du être, c’est précieux. Les pratiquants ayant une affinité plus forte pour le sujet même si tout n’est pas parfait. Les alpinistes ont montré à l’Everest par exemple, qu’ils pouvaient eux-aussi laissé des déchets.
  • Un making off a souvent un goût particulier. Rares sont ces exercices de décalage et de transparence à dépasser le film dont ils sont issus. Celui de Quattro 2, le bien nommé « Ski the world »  est à notre humble avis, porteur de sens (même si il est produit et porté par une marque d’autos) et d’émotion, autant, peut-être davantage, que le film qu’il raconte et qui a vocation à sidérer autant qu’à émerveiller. Ce making off, moins épuré, plus naturel, moins distant finalement, dépasse ce stade. Il est porteur de différence, d’humour, d’humanité, raisons pour laquelle il est touchant.

 

CET ARTICLE EST UNE ANALYSE VISION



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