Archives code 0. Billet initialement publié en avril dernier, sous le titre « Un surfer dans la peau d’un marin ». Quelques mois plus tard, l’inverse me semble plu approprié même si l’idée est la même. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire « Les nouveaux gens de mer » et « C’est l’heure de la culture maritime post-moderne« , deux des posts qui font partie des « fondamentaux » de code zéro en tant que think tank.

Ludovic Dulou conjugue stand up paddle et goût du large. Il en parle plutôt bien et l’ambiance de ce petit film lent et intimiste nous plait beaucoup. Le stand up paddle serait-il, contre toute attente, le chainon manquant entre les riders et les marins ?

Portrait de Ludovic Dulou (source Oxbow)
Ludovic Dulou fait partie du club très fermé des watermen. Constitué d’hommes qui partagent une culture unique issue du sauvetage côtier, faite d’amour de l’océan et de dépassement de soi.

Il se dit volontier gascon et revendique une culture pyrénéenne et aquitaine.  D’une enfance à Grignols, ce fils de rugbyman et petit fils de maraicher garde un attachement fort à la terre, parsemé de souvenirs de pêche et de chasse. Mais l’homme est aussi et avant tout aquatique : il le réalise vers  6 ou 7 ans lorsque, hyperactif, il trouve une paix inédite, dans une simple piscine, sous l’eau. Plus grand, il s’initie à la culture des lifeguards venue d’Australie, s’entraîne dur pour sauver des vies, ce qui l’amène naturellement vers la compétition de Waterman.

Son départ en Polynésie en 1997 renforce sa relation avec le milieu marin : il s’imprègne des valeurs de ce peuple qui vit par et pour l’océan, pêche, surfe, rame, … Cette expérience le poussera à vouloir affronter les meilleurs MNS mondiaux au sein de compétitions prestigieuses.  Les titres s’enchaînent alors : triple champion d’Europe de Paddle Board longue distance, triple vainqueur de l’Ocean man Internationnal de Capbreton (2006,2007,2008), et enfin double vainqueur dans sa catégorie de la mythique Molokaï à Hawaii. La Polynésie aura façonné la vision du monde de Ludo, si bien qu’à son retour en France, il crée sa propre structure proposant ainsi des entrainements d’endurance aquatique en face du mythique spot de Belharra.