« Cet autre, c’est peut-être toi ». Les nouvelles frontières du sport.

17 Déc. 2019 | Culture, Fitness

On connaît la différence entre « le sport qui se regarde » et « le sport qui se pratique » mise en évidence par Alain Loret.

Partant de ce constat, on peut noter, remarquer que l’hyper visibilité du sport qui se regarde (son poids médiatique, notamment celui des grands événements) colore, voire fausse, la vision du sport en général.

Ajoutons enfin les structures (fédérations, clubs) qui véhiculent une conception du sport qui leur est propre, mais qui de par leurs poids, devient déterminante. Parfois les structures et les médias vont dans le même sens. Les Jeux Olympiques en sont l’exemple type.

A l’inverse la visibilité du « sport qui se pratique » est très variable d’une « discipline » à une autre. La visibilité du sport qui se réinvente sans cesse est aussi aléatoire, bien que l’arrivée d’internet ait grandement amélioré la situation.

Morale de l’histoire, la vision globale du sport, sa définition même, que peut en avoir la majorité de nos concitoyens est par conséquent très variable.

Or, les frontières de la pratique sportive sont mouvantes et elles ne cessent de se déplacer. Tant mieux. Surtout depuis le milieu des années 70 et aujourd’hui plus que jamais. Cet extrait, ce que dit cet athlète, en est une très belle démonstration. On peut souhaiter à la Jumpline de ne jamais figurer au programme des Jeux Olympiques, cette jolie entreprise de formatage généralisé. Après tout ça n’a jamais été le rêve de Merce Cunningham, d’Alvin Alley ou de Maurice Béjart. La Jumpline est à la croisée de la chorégraphie et de la gymnastique, c’est notre opinion. Elle est à la frontière de la gymnastique et de la danse, mais c’est le discours de Pascal Boniface qui nous semble également très pertinent. Comme par hasard, c’est Pscal Boniface qui est en scène dans Headway, vidéo elle aussi très touchante et dont nous avions parlé dans l’analyse « La vision du sport date du 19 éme siècle, changeons la »

  • « Personne pour me dire où aller » et surtout « Si j’échoue, il y en aura d’autres pour prendre le relai »
  • « Tout ce que j’ai fait restera et en inspirera un autre. Qui y parviendra. »
  • et surtout « Cet autre c’est peut-être toi »

Les nouvelles pratiques sportives sont aussi le reflet de nouvelles philosophies sportives, de discours porteur à nos yeux. Un discours qui ne renonce pas au haut niveau mais dont les fondements sont ailleurs. Ce dont parle Pascal Boniface, qui vient de la gymnastique, c’est le travail sur soi et surtout la transmission. Quelque chose de plus noble, qui va bien au delà du résultat et de la quête de médaille.

Le monde  change, la société évolue, le sport se métamorphose. De nouvelles valeurs apparaissent et c’est passionnant.

Vignette photo homepage : Eric Bongrand/Spectacle Bô

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