Le think tank codezero n’a pas vocation à militer, notre travail de s’apparente pas à du lobbying dans le sens péjoratif – défendre et/ou imposer coute que coute – notre raison d’être est de mettre en lumière des tendances, en l’occurence les nouvelles tendances du sport dont la plupart sont très liées à la nature.


Au milieu des années 70, des jeunes californiens détournent le vélo pour un faire un jouet. Ils inventent le VTT. Quand les premiers VTT arrivent dans l’hexagone, la France pleine de certitude en « sa » façon d’envisager le vélo n’y croit pas. Ce n’est pas la seule raison, mais son industrie sera balayée. Aujourd’hui, un vélo vendu sur deux est un VTT.

Milieu des années 70. Une bande de chevelus qui n’a pas pour principe de suivre les règles du moment, invente une nouvelle façon de faire du vélo. Charles Kelly, Joe Breezer et quelques autres adaptent alors des vélos de type cruiser, proches des vélos de plage, en particulier le modèle Excelsior de la marque américaine Schwinn et file sur les pentes du Mont Tamalpais et nord de San Fransisco. Le but est de descendre, sans autre but que de bien se marrer et de doubler son pote. C’est le début du « mountain bike » littéralement, le vélo de montagne qui deviendra ici bas, le vélo tout-terrain. 

Fin  des années 70 justement. Le surf est déjà un sport hors normes, mais il n’est pas à la mode. Qu’importe. Aux USA, il s’est forgé une identité portée par la contre-culture. Un américain, Hoyle Schweitzer dépose le brevet de la planche à voile et celle-ci va déferler dans le monde entier. D’abord tranquille, la planche à voile va vite attaquer les vagues. Quelque chose bouge aussi en montagne. On voit apparaître le monoski, et très rapidement un autre jouet céleste, le snowboard, développé par un autre américain Jack Burton. Un français, surfer et visionnaire, comprend avant tout le monde et voit dans cette série de nouvelles pratiques, plus qu’un fil conducteur mais une véritable révolution culturelle sur laquelle il va coller un mot. Il s’appelle Yves Bessas et dans l’esprit de ce que faisait avant lui John Serverson en Californie, il organise des projections de films qu’il va appeler les « Nuits de la Glisse ». Les sports de glisse sont nés et avec eux une nouvelle façon de faire du sport, née d’un refus des valeurs établies précédemment citées. Il n’est question que de sensation, de courbe, d’appui, de prise de risque, d’accomplissement personnel. Aux Nuits de la Glisse, on voit déjà les premiers films de mountain bike…

On s’aperçoit aujourd’hui que les nouvelles tendances du VTT reprennent résolument leur distance avec la culture française du vélo. Les pratiques descendantes principalement, sont proches des valeurs de la glisse. La marque ION ne vous invite t-elle pas à surfer les chemin ?

Archives codezero. Billet initialement publié le 4 juin 2014.

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