La grande force de Raymond Poulidor, icône du sport français, est d’avoir rendu le sport « sympathique ».

Il fut plus qu’un grand champion parce que l’image de l’homme a dépassé celle du simple cycliste.

Finalement il nous dit beaucoup sur notre rapport au sport. La victoire ne suffit pas ou dans son cas, l’inverse. Poulidor a su dépasser « le gain de cent parties… »

Non, Poulidor n’était pas l’éternel second, mythe figé par les automatismes faciles du journalisme et une vision de la victoire qui exclue le reste. Pour être second, souvent, il faut être un très, très grand champion.