Archives codezero. Post initialement publié le 11 février 2015.

Le marketing de contenu est sans doute ce qui est arrivé de mieux à la « publicité » depuis un moment. Un spécialiste inspiré a récemment déclaré : « Nous sommes passés de l’ère de la communication à celle de la conversation ».

En effet, l’entreprise, la marque n’a jamais eu autant de moyens a ses dispositions pour parler d’elle, de sa philosophie, de sa démarche, de ses produits. Evidemment, cela implique une vraie stratégie, une réflexion approfondie, des choix éditoriaux mais ce n’est pas forcément synonyme de cout insensé. Qui plus est, c’est un vrai investissement. Cet effort en communication servira bien évidemment en externe, elle pourra s’avérer précieuse en interne. Le « contenu » parle de l’entreprise, du produit, des gens qui participent à son élaboration. Le contenu donne du sens. Pour vos clients, également aux yeux de vos collaborateurs. Eux aussi ont besoin de « croire » dans leur structure.

Patagonia s’est toujours impliqué dans l’environnement et continu de le faire. Elle l’a toujours fait savoir sans pour cela surexploiter sans vergogne  cet engagement. Patagonia, par ailleurs marque réputée comme « technique » s’est souciée de recyclage et persévère dans cette voix. La possibilité de mieux le faire savoir au travers de la vidéo donne plus d’impact et permet un meilleur rapprochement avec le client. D’autres marques peuvent aujourd’hui comme Patagonia mieux expliquer leur identité, leur démarche, leur objectif et créer du lien avec leur clientèle.

Dans les produits techniques, comme il y en a dans la glisse, l’outdoor ou la voile, il y a souvent un énorme décalage entre ce que perçoit le client final et la réalité de la marque au jour le jour, ou d’un produit en particulier. Il y a une quinzaine d’années, certaines firmes de ski faisaient des formations en magasin afin que les vendeurs soient mieux informés sur ce qu’ils avaient à vendre, puissent mieux renseigner leurs clients, que le discours technique à propos de tel ou tel modèle passe mieux. Bien avant que code zéro existe, nous avons participé – en tant que formateurs – à ce genre d’opération de trade marketing. Les résultats étaient variables mais dans l’ensemble assez positifs. Aujourd’hui, à travers une démarche structurée de marketing de contenu, une marque peut à la fois s’adresser à son réseau, le former, le motiver, mais aussi son client final. Et avoir beaucoup plus d’impact. En termes de sortie des produits, d’achat l’année suivante…

Autre exemple. L’industrie de la plaisance (voile et motonautisme) est surtout composée de petits chantiers qui fabriquent avec passion des bateaux, à voile ou à moteur. Ces gens qui sont souvent des « artisans » au sens noble du terme, des amoureux du travail bien fait, ou des PMI qui n’ont pas systématiquement les ressources en interne pour faire savoir leur… « savoir faire ». Toute leur énergie et leur exigence va souvent « dans » le produit et le marketing est relégué au rang de démarche accessoire. Une vidéo sur le mode de fabrication, une photothèque réellement structurée pour être utile, un site relayant la vie de l’entreprise, tel ou tel process de fabrication, les rapprocheraient pourtant de leurs clients et permettrait de mieux faire comprendre à un acheteur potentiel pourquoi il est au bon endroit pour le bateau de ses rêves. Le contenu, c’est le supplément d’âme…

Pour vous en convaincre, ce sujet dans LES ECHOS : L’innovation produits ne suffit plus. Pour se distinguer, la marque doit créer des contenus.

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