L’un des billets fondateurs du think tank Code Zero était « Les nouveaux gens de mer ». Ensuite, nous sommes revenus souvent sur ce sujet central, l’évolution de la culture maritime. au travers des posts suivants :

Le choc des cultures existe aussi en mer

Naish a t-il remplacé Tabarly ?

Plaidoyer pour une autre culture maritime

La glisse : un nouvel usage du monde…

C’est l’heure de la culture maritime post-moderne

Corentin de Chatelperron réinvente la voile audacieuse, romantique, responsable et libertaire

Comment ira t-on en mer en 2030 ?

Gens de mer ; à chacun sa ligne de fuite

Aujourd’hui, la marque Brunotti, assez peu connue ni  très largement distribuée en France (mais là n’est pas le sujet) sort une vidéo magnifique, qui tout comme celles que produit la marque Mystic résume bien l’état d’esprit commun aux « boardsports », terme pour lequel il n’y a pas vraiment d’équivalent en français (mais là n’est pas le sujet #2).

Nous persistons à penser qu’une nouvelle culture maritime est en train d’émerger ou plutôt de s’installer. Ses racines remontent à l’arrivée du surf dans le sud-ouest (années 60/70), mais surtout de la planche à voile à la fin des années 70, début des années 80. Aujourd’hui, cette culture est transversale. Elle concerne effectivement et à des degrés divers le windsurf, le kitesurf, le surf, le stand up paddle et même le wakeboard ou le skate. Globalement, ça commence à faire du monde. Elle est davantage synonyme de liberté que la voile, dont l’image a beaucoup changé entre les années 70 et maintenant. La « glisse » terme un peu usé mais toujours signifiant aux yeux du grand public matérialise davantage aujourd’hui cette liberté, ce nouvel « accès » à la mer, le stand up paddle étant d’ailleurs, le jouet le plus abordable à défaut d’être le plus passionnant ou le plus remuant.

Cette nouvelle culture maritime véhicule une image « jeune » mais elle ne touche pas loin de là que les jeunes générations. Bien au contraire. La génération Naish a 50 ans (dont beaucoup sont aujourd’hui ces CSP+ que les marques se disputent), elle bouleverse déjà le marché du nautisme (les ventes de voiliers sont en grande perte de vitesse), le marché du matériel mais aussi celui du tourisme, même si tout le monde n’est pas près à l’accepter.  A échéance de dix ans, cette tendance va pourtant se diffuser, se renforcer. Pensez-y…

« Not grandpa’s yacht club »

Le surf électrique et gonflable existe

Greg Drexler, le kitesurfer qui enterre définitivement Archimède