Nous avons déjà parlé de Red Bull aujourd’hui mais cette vidéo, pourtant mise en ligne juste après l’édition 2013 de la Rampage, vient de ré-apparaitre en bonne place sur le net, à savoir la time line du site www.vitalmtb.com, impossible de ne pas la partager. J’aurais pu titré Red Bull Rampage, « un bouquetin abandonne, trop de pente pour lui »… le gorafi le fera peut-être un jour

Que dire. On rappellera que la Red Bull Rampage existe depuis 2003. Qu’une victoire là-bas équivaut à une entrée définitive au panthéon des freerideurs en mountain bike. C’est dans l’Utah que s’écrivent les légendes. Un français, Cédric Garcia, l’a emporté dans le passé, un autre français Antoine Bizet a fait second en 2012. Cette compétition qui a engendré parfois la polémique, en raison des risques courus par les concurrents, est devenue un rendez-vous incontournable pour la scène du « vélo de montagne  » internationale.

Red Bull l’a retransmet en direct sur le net, on peut ainsi voir les runs en plein écran sur un 24 pouces. Soit-dit en passant, adieu le TV. Le run de Kelly Mac Garry  second en 2013 a fait plus de 16 millions de vues sur You-Tube.

Vous auriez tort de croire que c’est une vaste foire de cascadeurs bas de gamme, décervelés, shootés à une boisson trop excitante. Le niveau d’évolution nécessite un mental ultra haut de gamme et un pilotage d’une précision insensée pour ne pas se fracasser dans la pente. Ce sont des sportifs de haut niveau, voir cette vidéo devrait vous en convaincre. Et pour ce vélo là, le dopage ne sert à rien

email

5 Responses to Red Bull Rampagne. Le vélo qui se shoote seulement à l’extrême

  1. Da Mouelle dit :

    Je ne suis pas forcément connaisseur mais pratiquant assurément. Les rampages de Red Bull sont effectivement impressionnants.
    Pourtant, je ne peux m’empêcher d’y préférer cette vidéo (http://www.facebook.com/video/embed?video_id=137735646386035), par exemple, je n’ai d’ailleurs aucune info dessus (lien envoyé par un pote) … si cela vous dit quelque chose je suis preneur.

    Même si encore une fois, il est dur de s’imaginer faire la même chose pour le commun des mortels, l’esprit qui se dégage de cette vidéo m’interpelle. De voir les gusses monter en poussant, portant leur VTT, passant sur des crêtes de terre meuble, … pour aller chercher la meilleure trace me plaît beaucoup. Pas de dépose en hélico, ni de montées en 4×4 (enfin … on y croit et espère car évidemment ce n’est pas montré) … Rien que ce que j’appelle le concept du « Au mérite ».
    Les descentes « simples », tout en glisse avec la roue arrière quasi bloquée, ne peuvent m’empêcher de faire un parallèle avec les courbes de snowboard ! J’adore.
    Peut-être je me trompe, mais je préfère aussi le côté plus « free », moins merchandising de cette vidéo.

    J’attends aussi de voir le semble-t-il très bon « Where the trails end ».

  2. Da Mouelle dit :

    Bon … voilà … après quelques recherches, j’ai trouvé les réponses à mes questions.
    La vidéo citée ci-dessus semble donc extraite de « Where the trails end » et après avoir vu un ou deux trailer de ce film … il y a bien des montées en véhicule et même des déposes en hélico. De plus, c’est (encore une fois) Red Bull qui est derrière !
    Voilà ce que c’est que de croire seulement en un bout de film sorti de son contexte. Toute la difficulté de croiser les informations.

    Bref, cela n’enlève rien à la beauté des images rapportées de ces trips … même si c’est encore une foutue grosse production qui est derrière tout ça.
    Doit bien y avoir des trucs plus roots dans l’esprit quand même, non ?

  3. Code Zero dit :

    Oui, tu as tout à fait raison, c’est un extrait de Where The Trails End et c’est Red Bull qui a produit. Il y a surement des montées en véhicule et probablement sur certains sites des déposes en hélice. Je ne comprends pas bien ton point de vue – en quoi cette vidéo est-elle sortie de son contexte – mais tu m’expliqueras peut-être. je ne crois pas qu’il y est quelque chose de « coupable » à ça. A l’époque ou Paul Ricard a construit son circuit dans le sud peut-être y’a t-il eu des opposants. Oui, c’est une grosse prof et alors ? Mais je te rejoins, il y a aussi des petits films, notamment en France, réalisé avec peu de moyens mais qui sont très réussis ? Et je te rejoins sur le concept du « au mérite », quand je pars faire de l’enduro dans les collines autour de chez moi, je descends ce que j’ai grimpé mais en station, je suis assez heureux de trouver les remonte pente l’été à Chatel ou aux Gets. :=) (tu peux acheter Where The Trails Ends sur itunes. Le film est dément..)

  4. Da Mouelle dit :

    Quand je parle de vidéo sortie de son contexte, je parle du lien que j’avais mis : vidéo où rien n’apparaissait comme information (pas de titre, pas de générique, pas de sponsoring, …). Juste de l’image … donc aucune info sur l’origine de cet extrait d’une part, et le choix des images ne montrant que des gusses qui montaient à pied d’autre part.
    D’où mon analyse de la vidéo qui s’est trouvé erronée !
    D’où toute la difficulté de s’y retrouver dans le maelström d’informations qui nous entourent.

    Ma remarque concernant les grosses productions tente de montrer qu’effectivement c’est ahurissant, beau (au sens esthétique du sport et surtout de l’image), mais que, à mes yeux, cette activité telle qu’elle est montrée, ne concerne que quelques extraterrestres de la discipline.
    Nous, simples mortels devant l’éternel, devons nous contenter de beaucoup plus simple.
    Je ne renie rien … nous avons besoin aussi de ce genre de film, simplement pour nous faire rêver. Maintenant, il y a plusieurs mondes d’écart entre ce genre de prod et ma pratique. D’où la distance que j’émets vis à vis de tout cela.
    Du coup, je recherche dans ces vidéos … un esprit, une aventure, une mise en image qui me correspondent.

    D’ailleurs, le lien que tu avais mis sur un trip VTT en Pologne (me souviens plus du titre) me « causait » plus … car au-delà des descentes un peu trop rapides pour moi, le concept derrière (concept « Au mérite », sac et tente sur le dos, pousser le vélo, se faire un camp de base, paysages magnifiques, …) reste tout à fait abordable pour de simples amateurs de liberté lambda.

    Avoir un idéal et le suivre n’est pas simple ! … oui, j’ai aussi utilisé les remontes pentes à Valloire en Décembre mais ma pratique et mon esprit souhaiterait se rapprocher beaucoup plus de trips, pas aussi extrêmes, comme le propose Jeremy Jones avec sa fabuleuse trilogie (Deeper, Further et Higher à venir)

  5. Code Zero dit :

    Salut. Je manque un peu de temps ce matin, mais je prends le temps de dire que je suis 100% d’accord avec toi. C’est là-même chose pour moi. Evidemment, aujourd’hui, même avec un niveau respectable, tu es à des années lumières de ce que cette poignée de gars est capable de faire. Je me suis retrouvé l’année dernière dans des passages un peu chaud d’une piste noire de Châtel et quand tu finis par descendre du vélo, tu reprends contact avec la réalité. Après chacun fait sa sauce. les 3/4 du temps, lorsque je fais des sessions en Provence, c’est aussi dans l’esprit dont tu parles. Au mérite… A plus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *