Ce documentaire sort mercredi  4 mai au cinéma.

Autant dire que le teaser de Free to Run est un choc. Bien sûr, nous avions parlé de l’histoire de Kathrine Switzer, première femme a avoir voulu courir un marathon, bousculée pendant l’épreuve, puis suspendue par la fédération d’athlétisme américaine, bien sûr nous savions que le marathon de Boston n’a été ouvert aux femmes qu’en 1972… bien sûr nous savons que les mentalités n’évoluent pas plus vite dans le sport qu’ailleurs, mais à aucun moment, nous pensions que l’éclosion de la course à pied « libre » ne s’était accompagnée de telles résistances.

« C’est un phénomène social, c’est un phénomène de société », voilà en substance ce que déclare le commentateur, après coup, dans ce teaser, c’est en l’occurence, ce que nous disons depuis le début dans Code Zero, à propos des sports alternatifs et des pratiques libres.

Que nous apprend Free to Run finalement ? Que non seulement les instances sportives mais également la société, sont souvent en retard sur les évolutions des motivations et des pratiques. Que la contre-culture sportive est porteuse de courants nouveaux, innovants, que préfigurent les pratiques de demain. Que le marginal aujourd’hui est peut-être le sportif de demain. Le sport a beaucoup évolué, il devra encore le faire.

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