Dans un précédent post, nous nous interrogions sur une possible dénaturation de ce que les passionnés nomment « l’esprit du surf » par la publicité. L’exemple était celui de Pizza Hut et de Visa. Si on veut bien l’admettre, c’est sans doute l’opposition entre l’image que les surfers ont de leur sport et d’eux-mêmes, voir de l’image que l’on a fabriqué de leur sport et de la manière dont elle évolue sous les effets des coups de boutoir de la grosse machinerie publicitaire et celle d’un produit jugé comme bas de gamme ou tout du moins lié à un univers perçu comme tel, qui peut heurter.

Quand Channel se sert du Surf, ça nous semble  moins choquant, car c’est une marque haut de gamme, très valorisante, qui va nous renvoyer une image satisfaisante du sport que l’on aime. Dans l’absolu, le processus – achat d’espace, utilisation d’une image – est le même. Mais le miroir que Channel nous tend est plus favorable.

Certes le discours est différent, l’esprit du surf est préservé. Notre désir de différence et de sophistication aussi. Ca reste tout de même une énorme différence. Le supplément d’âme… Reste à savoir dans quelle mesure nous sommes dans le déni ou l’illusion

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3 Responses to Quand Channel exploite le supplément d’âme du surf

  1. Vincent Rustuel via Facebook dit :

    et ils n’ont pas fini regarde cette dernière pub sortie hier ! Dingue le budget 😉 https://www.youtube.com/watch?v=8asRWe5XNw8

  2. Bacos dit :

    En dehors de 2 plans raccords qui sonnent faux, je noterai surtout l’évolution spectaculaire de l’image de la femme et du surf par Chanel. En double lecture je verrai, l’utilisation de Gisèle Bunchen en surfeuse, comme une idée de la femme inaccessible en 2014, un rêve qui a été quoiqu’il en soit magnifiquement mis en images.

  3. Code Zero dit :

    Effectivement certains plans sonnent très faux. Quant au reste, c’est très étrange margé tout. Image de la femme sophistiquée sans doute mais on reste tellement dans l’empilement des clichés qu’hormis le surf, ce n’est pas très innovant. Tout juste un peu plus audacieux que la femme de moi c’est ma banque. Ensuite, l’homme qui s’en va, les enfants (mais bon sang mais c’est mien sûr, la vérité vraie n’est-elle pas là), ensuite le théâtre et son veux velours suranné. Bof. Ce qu’a fait Kathryn Bigelow la fois précédente était plus subtil sur le plan des images, moins flou coté message. Enfin, les femmes, ne sont-elles pas par nature, inaccessibles ?

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