Dans un précédent post, nous nous interrogions sur une possible dénaturation de ce que les passionnés nomment « l’esprit du surf » par la publicité. L’exemple était celui de Pizza Hut et de Visa. Si on veut bien l’admettre, c’est sans doute l’opposition entre l’image que les surfers ont de leur sport et d’eux-mêmes, voir de l’image que l’on a fabriqué de leur sport et de la manière dont elle évolue sous les effets des coups de boutoir de la grosse machinerie publicitaire et celle d’un produit jugé comme bas de gamme ou tout du moins lié à un univers perçu comme tel, qui peut heurter.

Quand Channel se sert du Surf, ça nous semble  moins choquant, car c’est une marque haut de gamme, très valorisante, qui va nous renvoyer une image satisfaisante du sport que l’on aime. Dans l’absolu, le processus – achat d’espace, utilisation d’une image – est le même. Mais le miroir que Channel nous tend est plus favorable.

Certes le discours est différent, l’esprit du surf est préservé. Notre désir de différence et de sophistication aussi. Ca reste tout de même une énorme différence. Le supplément d’âme… Reste à savoir dans quelle mesure nous sommes dans le déni ou l’illusion

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