Archives Code Zero. Billet initialement publié le 10 avril 2015.

A Hawaii, l’intimité avec l’élément marin n’est pas une vue de l’esprit. La culture polynésienne porte en elle une façon de « vivre  » l’océan bien particulière, encore très imprégnée par la tradition. Les rapports à la mer variant d’un continent à l’autre, si le surf a pris une place importante dans ces îles bénies par les vagues, la pirogue est toujours très pratiquée. Ce court extrait est magnifique, tout comme la vision qu’il propose du rapport à l’océan. Rien que pour cela, parce qu’il magnifie la passion pour l’élément marin, il a toute sa place dans Code 0.

Evidemment, ce qui peut se pratiquer sous ces latitudes n’est pas forcément transposable en Europe, tout du moins pas de la même manière. Les températures sont différentes, le vent joue un autre partition, enfin si le rivage immédiat pose moins de problème, la mer n’a pas le même caractère.

Au moment où de nombreuses questions apparaissent  sur l’évolution de la maritimité, à l’heure où l’on devrait réfléchir en profondeur sur l’évolution des pratiques nautiques, leur impact sur l’environnement pour ne pas dire sur l’aménagement du territoire, notamment l’empreinte que le modèle actuel implique sur les côtes, le stand up paddle, la pirogue, où même les nouvelles formes de voile légère devraient être au coeur d’une vaste réflexion.

La plaisance s’est réellement développée en France à partir des années 60 et la première partie des tentes glorieuses. Aujourd’hui, le contexte économique d’une part, et les aspirations d’autre part, ne sont plus les mêmes :

  • L’ère du voilier « habitable » peut-elle perdurer, en tout cas survivre à la crise économique européenne ? Certainement, tant l’idée de la voile est belle, mais pas de la même façon si l’on en croit les chiffres.
  • Le bateau doit-il prendre ses distances avec le rêve de la croisière, belle idée, mais trop en décalage avec le plus grand nombre pour générer une réalité économique ?
  • L’heure serait-elle au downsizing, à des pratiques plus accessibles en prix, plus faciles à mettre en oeuvre, plus souples (location, partage, co-propriétés) ?
  • La France est-elle prête pour une nouvelle culture maritime  qui finalement existe déjà ailleurs ? Où tout du moins un ré-équilibrage des pratiques ?
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One Response to Plaidoyer pour une autre culture maritime

  1. […] Plaidoyer pour une autre culture maritime […]

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