Archives codezero. 7 février 2014.

Il y a des films marquants, d’autres dont on ne ressort pas indemne, parce qu’ils vont au delà de la simple esthétique pour porter quelque chose qui tient davantage de l’identitaire et du culturel .

« I believe I can fly » a eu un gros retentissement à sa sortie parce que les images étaient sublimes, parce que le niveau de risque y était insensé aussi. Il y a eu plusieurs extraits mais celui-ci à une identité particulière puisque ce « free segment » est plus long. C’est toute la différence. Cet extrait est beaucoup plus qu’un teaser, il raconte quelque chose, il donne à voir une bande de potes qui vont au devant de leur passion, au delà du raisonnable et qui l’expliquent. C’est beau, presque onirique, mais ça reste très intimiste, très réservé. Ce n’est pas tourné en RED, ce n’est pas une grosse production mais la n’est pas le propos ni le problème d’ailleurs.

On parle de narration, de scénarisation, on pourrait dire de récit. Un film est plus qu’une simple vidéo quand il raconte une histoire et vous prend les tripes. C’est le cas de ce film. Un film qui restera dans les annales comme « La vie au bout des doigts » de Jean paul Janssen, qui a fait découvrir au plus grand nombre un gars nommé Edlinger qui grimpait dans le Verdon avec l’assurance et la dextérité d’un insecte. Parce qu’il est bien tourné, parce que ses rares imperfections ne le déservent pas, parce qu’il nous immerge dans le « trip » que partagent ces garçons qui cherchent leur liberté sans trouver leur limite, parce que la beauté de la montagne et de la nature (les ciels…) vous saute au visage, « I Believe I can fly » est une pure merveille.

C’est beau, le film, le récit et le sujet ne font qu’un. Il y a des films réussis dans la forme mais sans fond, des films intéressants sur le fond mais décevant sur le strict plans de l’image, il y a des films (et des photos…) sans sensibilité, celui là a quelque chose d’inouï.

Il n’y a pas de sponsors, il n’y a pas de médias, il y a juste un gars (de Seb Montaz on apprendra plus tard que c’est une nouvelle signature..) avec une caméra (et un petit système de stabilisation) qui raconte une histoire. Il y a aussi des hommes qui se mesurent au vide. C’est magique, plein de sens, si loin du non sens du monde. Les caméras sont faites pour raconter des histoires.

Nous vous conseillons de courir sur vimeo découvrir l’univers de Seb Montaz. Vous ne perdrez pas votre temps sur son site non plus.

 

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5 Responses to Pas d’entraineur, pas de résultat, pas d’adversaire. Juste vous et votre liberté

  1. […] I Believe I can Fly ( flight of the frenchies ). Free segment from sebastien montaz-rosset on Vimeo. Je repensais il y a peu aux films qui m’ont marqué, ceux dont on ne ressort pas indemne, aux fil…  […]

  2. […] genre, Seb Montaz, quoi avec son boitier, un stabilisateur et un 14 mm a réalisé une merveille, « I Believe I can Fly ». Il avait, certes, une fabuleuse histoire à raconter, mais il a su la mettre en image. Et quelles […]

  3. […] « Déjama Vivir ». Il y insuffle le même esprit que dans son très remarqué « I believe I can Fly ». En alternant, les plans larges magnifiant le cadre et cette caméra qui vit avec le sujet, […]

  4. […] sportives traditionnelles et autres observateurs séculaires n’ont toujours pas compris les fondamentaux de cette évolution. On applique encore la grille de lecture du sport institutionnel à des pratiques qui sont pourtant […]

  5. […] Le point de départ est à mon sens la diffusion des premiers trailers du film de Seb Montaz « I believe I can Fly » dont nous avions abondemment parlé ici. J’avais d’ailleurs écrit que la très grande […]

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