On peut avoir 60 ans et être toujours skateboarder, c’est tout simplement le message de Neal Unger, habitué des skateparks californiens. Le skate est pourtant une discipline excessivement exigeante. Sur un trottoir ou dans un bowl, les chutes se payent cash.

Unger prouve qu’il ne faut rien lâcher et ne pas abandonner sous prétexte que les non-dits de la société vous invitent à ne pas conjuguer cheveux blancs et sport. Cette belle vidéo nous plait bien, elle renvoie à cet autre post sur le même sujet : Robby Naish, « Gentleman Surfer » brise le tabou de l’âge

D’une manière générale, la glisse et les sports alternatifs sont implicitement associés à la jeunesse. On peut comprendre, le lien semble naturel, mais il faut savoir que c’est une vision très partielle.

Le surf est arrivé en France dans les années 60, le skate s’est développé dans les années 70, le windsurf à partir de 1980. Ces sports ont profondément modifié la perception et l’approche du sport en général pour les générations qui ont été « touchées » par le virus, parce que ce que « proposaient » ces pratiques était fondamentalement différent. Faisons un simple calcul. Ceux qui avaient 20 ans quand les premiers windsurfers se lançaient dans les vagues hawaïennes et que la planche à voile gangrénait le littoral français, ont 50 ans aujourd’hui. Entre temps, ils se sont mis au surf, au kitesurf, ou au VTT. A l’époque du zapping sportif, nombre d’entre eux sont devenus touches à tout.

La glisse et ses produits « dérivés » ont conquis un très large public, les acteurs économiques ne doivent pas le perdre de vue, d’autant qu’en termes de catégories socio-professionnelles, on touche là très souvent du CSP +.

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