Ce film n’est pas exceptionnel parce que Danny Mac Askill y fait des choses que n’importe quel être censé jurerait impossible. Après tout le job de Danny est justement d’inventer d’autres réalités avec son vélo. Non, ce qui est dingue dans ce film, c’est le cadre dans lequel il a été tourné.

Epecuen était une ville touristique située au sud-ouest de Buenos Aires. Il y a 25 ans, à la suite d’orages répétés et particulièrement violents qui eurent raison de la digue qui la protégeait, elle fut submergée par les eaux du lac salé qui faisait sa réputation. L’eau ne se retira que des des années plus tard, laissant un champ de ruine.

La tendance n’est pas nouvelle, on voit de plus en plus de productions réalisées dans un environnement qui a lui seul fait l’événement ou qui à minima, génère le buzz. Dans le cas précis, l’option est osée tant elle est en rupture avec les codes habituels. Epecuen est un champ de ruine. Un lieu de désolation. Un endroit fascinant, à forte charge émotionnelle, mais qui produit aussi sa part d’effroi. Le petit vieux sur son vélo rouillé convoque le passé, ce qui a disparu, ceux qui sont partis, l’oubli. La parabole parait presque déplacée parce qu’on ne voit pas le lien.

Je vais peut-être un peu loin, je n’ai pas la réponse mais je n’imagine pas qu’on choisisse un tel endroit seulement pour des considérations graphiques et RedBull fait rarement les choses au hasard.

Ce post commence par le trailer du film qui sort aujourd’hui et est visible en plein écran et en totalité, en cliquant ici