John Muir (né le 21 avril 1838 et mort le 24 décembre 1914) est un écrivain américain, né en Écosse. Il fut l’un des premiers naturalistes modernes, militant de la protection de la nature. Ses lettres, essais, et livres racontent ses aventures dans la nature et la vie sauvage, notamment dans les montagnes de la Sierra Nevada en Californie ; très lus à son époque, ils sont encore très populaires aujourd’hui. Son action a contribué à sauver la Vallée du Yosemite et d’autres espaces sauvages. Le Sierra Club, qu’il a fondé, est à ce jour une des plus importantes organisations de protection de l’environnement des États-Unis. Ses écrits et sa philosophie ont fortement influencé la naissance du mouvement environnemental moderne. (source wikipédia). On notera au passage qu’Henri David Thoreau, autre grande figure des passionnés de nature, citoyen américain, était également d’origine écossaise (et française).

L’outdoor n’est pas une mode, il ne se résume pas, notamment en France au trail et à l’ultra trail sur lequel les grands médias peuvent faire les raccourcis dont ils ont l’habitude. Les fondements de cette mouvance ne sont pas la recherche de la performance au sens où on l’entend habituellement ou de la « défonce » comme semblait l’indiquer la magazine L’Express dans son grand dossier sur le sujet paru l’été 2015 (n° 3343). L’outdoor ne correspond pas uniquement à une pulsion sportive mais à une démarche intellectuelle et sportive. Il est le symptôme d’une nouvelle culture sportive qui préfère justement John Muir à Pierre De Coubertin

Pourquoi ?

Ses origines nous ramènent aux naturalistes américains et notamment John Muir. Mais d’une certaine façon, on pourrait aussi citer Ansel Adams le photographe pour la quête de beauté ou Jack Kérouac à la recherche de la liberté. A l’heure ou de plus en plus d’humains vivent dans les grandes villes, le besoin de nature na jamais été aussi grand. Les sports de plein air répondent à cette nécessité peut-être toujours ancrée dans notre part reptilienne. Cette notion d’immersion dans la nature est capitale. La passionnés d’outdoor cherche à « tirer profit » de la nature, a lier activité sportive et expérience esthétique. Tout comme la glisse. « Souvent considérés comme une soif de liberté, une recherche de calme ou d’aventure, les sports de pleine nature peuvent être également perçus comme une façon spécifique et toute contemporaine de faire l’expérience de la nature. Ils répondraient au « désir d’éprouver l’espace par tout son corps et de ne pas se contenter d’une attitude spectatoriale » c’est un extrait de Pratiques sportives et mises en paysage (Alpes, Calanques marseillaises) d’Aurélien Niel et Olivier Sirost, dont nous avons parlé ici.

Les sports de pleine nature (c’est le terme officiel puisqu’en France il nous faut toujours des mots à nous même lorsque nous sommes censés nous adresser à des anglo-saxons) sont une réponse à une envie d’action. Nous avons déjà abordé ce sujet, capital à nos yeux. Pour une catégorie de voyageurs, le tourisme d’action remplacera le tourisme de contemplation. Ce qui ne veut en aucun cas dire qu’il faudra voir ces clients potentiels comme des « sportifs » au sens ou on l’entend en France. Trop réducteur. Si vous avez besoin de repère, dites vous qu’il en a déjà été ainsi. Ce qui pousse les gens depuis 40 ans à aller au ski, n’est pas uniquement l’envie de faire de l’exercice physique….

Ce splendide teaser met en perspective l’outdoor et la glisse et les mots de John Muir. C’est cohérent, c’est en phase.

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