Il y a d’abord eu « Ritratti di Surf », une série de  documentaires réalisés par Luca Merli , Gio Barberis et Matteo Ferrari dont l’un portait  sur l’univers féminin du surf, avec Amanda Chinchelli , Betta Dal Bello , et Natalia Resmini,trois amis avec parcours de créatifs et une passion pour le surf. Girls, girls, girls racontait l’histoire d’une créatrice de mode ,d’ une styliste  et d’une illustratrice , chacune liée par la fraternité de surf et une profonde amitié. Le style du film était déjà bien marqué.

PrintEnsuite, il y a eu le remarqué Peninsula, lui aussi entièrement tourné en italie et vers une certaine vison du surf,  réalisé par le collectif Block10.

Enfin, nous avons découvert en début d’année le très étonnant Bella Vita, réalisé par Jason Baffa, récompensé au London Surf Festival, à Cologne, San Sebastian et encore plus surprenant au festival de film de surf de Byron Bay en Australie, ainsi qu’à Santa Barbara au beau milieu de la Californie. Sous le titre du film, les accroches de l’affiche étaient « famille, tradition & surf ». Rafraichissant mais inhabituel vous en conviendrez. J’écrivais en avril dernier : « On y parle de terre natale, de vignes, d’amitié, de culture méditerranéenne et de bien d’autres choses. Les vagues ne sont pas forcément grosses, on ne voit pas Kelly Slater…. »

By The Water, le film qui ouvre ce postn’est pas comparable à Bella Vita, ce n’est pas un travail d’envergure, mais c’est bien le ton du film qui m’a inspiré ce titre. Effectivement, l’ensemble de ces films italien procèdent d’une démarche d’auteur. Ce ne sont pas des vidéos. Et c’est là toute la différence.

L’image qu’ils donnent du surf est très inspirante, et sans doute plus proche, moins normative que tout ce qui gravite autour de l’ASP, vous jugerez par vous même. Il y a de la délicatesse, de l’élégance, de l’esprit et je dirai même une bonne dose de romantisme dans ce surf là.