Les jeux Olympiques de Rio sont terminés. Comme chaque fois, ils auront produit des moments inoubliables mais auront également été marqués par l’absurdité du jusqu’au boutisme compétitif. L’obsession du nombre de médailles, la chauvinisme, les doutes sur certains athlètes, les écarts des commentateurs, la stupidité parfois d’avoir « travailler » 4 ans pour « rien », en sont autant d’ illustrations. Pour la sérénité on repassera

L’aventure est magnifique bien évidemment mais elle met une fois de plus en lumière les travers d’une vision du sport ultra-dominante qui continue à se diffuser dans la société d’autant qu’elle est relayée par les fédérations, les clubs et tout le système sportif traditionnel.

Le sport n’est pas uniquement une affaire de performance, de victoire donc de domination, tout le monde gagnerait à l’intégrer et l’image d’un sport qui privilégie le bien être, le développement personnel, voire une certaine forme de démarche artistique devrait être plus largement expliquée, proposée. Bien sûr des milliers de gens pratiquent le sport pour ces raisons, mais l’impact du sport traditionnel reste quand même la matrice principale et on peut promouvoir les alternatives.

Ce n’est pas nouveau, l’origine date du milieu des années 70, une nouvelle culture sportive est apparue. Elle privilégie la recherche de la sensation à la compétition, même si ces nouvelles disciplines finissent par « produire » de la compétition. Ca ne reste pas cependant leur raison d’exister.

Le kitesurf est déjà un sport pour lequel la compétition n’est pas une finalité. Mais la compétition existe en kite et la notion de performance n’est pas absente. La fédération en charge du kitesurf, la fédération française de vol libre, axe principalement son travail sur la compétition et le haut niveau. Elle le fait bien mais ce n’est pas lui faire injure de dire qu’elle délaisse le reste. Bref elle fait le job d’une fédération traditionnelle en charge d’un sport qui ne l’est pas. La FFV a fait de même avec le funboard.

Greg Drexler est un concepteur de matériel de kitesurf américain installé à Mauï, un des îles de l’archipel hawaïen. Son approche n’est pas guidée par la recherche de la performance, à ce point de vie, il est totalement divergent. Dans sa façon de naviguer également. Cette vidéo pourrait sembler hors sujet avec le début du post, elle ne l’est pas. Drexler filme sa fille qu’il initie au kite. C’est bien la recherche du plaisir qui est au rendez-vous. Le sport traditionnel parle souvent de détection, c’est le but premier d’une fédération. On parle peu d’enfants en kite parce que la pratique est à risque. C’est le cas aussi du ski… Quand on parle de jeunes, c’est pour des programmes axés vers la … compétition. On parle peu de plaisir en sport, beaucoup plus souvent de résultat.

Ce film parle de partage et de plaisir, de jeux, d’enfants et de famille, de découverte et de nature. C’est aussi ça le « sport » et c’est même peut-être un peu plus que le sport. Comme nous le disions auparavant, il n’y a que vous et votre liberté. La liberté est la plus belle des médailles. Greg Drexler ne pas probablement pas dire à sa fille qu’elle doit aller plus vite que sa voisine ou battre une autre. Ce qu’il lui transmet est d’un autre ordre. A vous de choisir…

 

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2 Responses to L’autre avenir du sport : plaisir, développement personnel, bien être

  1. Hocquet dit :

    Oui, membre du collège des école de la FFVL, je partage ce point de vue, mais une fédération n’est que délégataire de l’état avec comme missions la compétition (délivrance des titres nationaux, organisation du haut niveau), et l’encadrement de la discipline (formation des encadrants pro et associatifs, maintien et développement des sites de pratiques) et repose sur l’organisation pyramidale Française club/Comités Départementaux/Ligues/Fédération.

    C’est dans les Clubs que vous trouverez des personnes qui rident pour le fun, ou qui se challenges entre amis… Bien que la recherche de compétiteurs n’est pas très loin (vivier)…

    Il ne faut pas oublier qu’au moins 60% des Kitesurfeurs ne sont pas licenciés et n’appartiennent pas à un club?? c’est là que l’on trouve les freeriders qui navigues pour le fun…

    Oui le modèle fédéral est daté car il est fait pour participer à l’horreur sportive (à son niveau) avec la détection, l’élevage et la préparation de machines à médailles pour redorer la « place de la France » dans le barnum mondial sponsorisé que l’on appelle les JO ou autre coupes du monde (c’est pathétique).

    Si vous chercher le développement personnel, une relation avec la nature, des bonnes formations pour les débutants c’est l’autre volet de la fédération avec son réseau d’Ecoles Française de Kite, ses formations fédérales pour être accompagné en club. Mais aussi l’accompagnement des clubs et écoles dans la signalétique et le maintien des espaces de pratiques…

    Bref réduire la fédé à la compet c’est ne pas vraiment en connaitre les actions… Mais c’est vrai que la partie plus freeride n’est pas très connue et mériterait d’être plus médiatisée…

  2. thierry dit :

    Bonjour. Votre très intéressant commentaires nous a échappé, je vous réponds cette semaine. merci et toutes nos excuses

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