Archives codezero. 8 avril 2014. Dans l’absolu, ce teaser n’a rien à faire là. Parce que le trail est une affaire d’effort, de temps compté, de record et de classement. Pas notre tasse de thé. Mais ce serait mal comprendre l’univers du trail, en manquer une dimension essentielle, la confrontation avec un élément, et quel élément, l’immersion en montagne, ce serait ignorer la part d’aventure et de jeux indissociable du trail. Ce serait nier les valeurs communes.

Kilian Jornet n’est pas comme vous et moi, mettez-vous ça dans la tête. A sa manière, il est un vrai X-men, un être capable de choses que les humains savent hors de leur portée. C’est un sportif d’ultra haut niveau mais sans doute aussi un « acrobate » au beau sens du terme, un homme qui se joue du relief, le détenteur d’un corps qui ignore la consistance du mot distance. Effectivement, comme il est dit dans le film, il joue.

C’est Sébastien Montaz qui réalise ce « Déjame Vivir ». Il y insuffle le même esprit que dans son très remarqué « I believe I can Fly ». En alternant, les plans larges magnifiant le cadre et cette caméra qui vit avec le sujet, l’approche au plus près, court avec lui, il nous invite dans le film, nous laisse voir les faux pas, les failles. En faisant cohabiter les moments d’absolu, l’intense bonheur du trail et la dramaturgie, il nous livre un récit cohérent, qui nous fait passer de l’écran aux sommets et rend Kilian Jornet, quasiment X-man, tellement humain finalement.

Reste que certains passages sont proprement hallucinants. Jornet est un bouquetin.

A propos de Kilian Jornet (extrait du site) : Le projet Summits of my life est une nouvelle façon de connaître Kilian Jornet.En plus de skieur et coureur de montagne exceptionnel, Kilian Jornet s’annonce maintenant comme un alpiniste prêt à  tenter de batte les records de certains des sommets les plus impressionnants du monde