La question centrale, récurrente, nous l’avons abordé à de multiples reprises et sous différents angles, est comment ira t-on en mer en 2030 ?

Nous n’allons pas re-developper outre mesure cette fois-ci, nous souhaitons juste profiter de cette très belle vidéo pour argumenter sur un point qui nous semble fondamental, incontournable, crucial.

  • La facilité d’accès,
  • Une certaine forme de simplicité.

Il y a dans ce type de bateau (pas forcément le class A qui reste élitiste par nature) une particularité qui nous semble très intéressante, la configuration du gréement. Un grand voile point barre. Ce point commun avec la planche à voile a, à nos yeux, une grande signification.

  • C’est simple à utiliser
  • l’apprentissage est plus rapide
  • Le bateau devient manoeuvrable par une seule personne
  • Ca tire le prix vers le bas
  • Ce qui ne veut pas dire que faire du cata à deux n’a pas d’intérêt…

Certes, un catamaran à foils, même armé d’une seule GV aura un prix. A la limite, on serait presque tenté de penser que la présence des fois n’est pas obligatoire. Elle sera sans doute un paramètre déterminant pour les jeunes, pas forcément pour le plus grand nombre. Encore une fois, nous le répétons, une partie des « marins » ne se retrouvent pas dans fascination actuelle pour les foils. Par contre, il peut offrir une pratique individuelle, en phase avec l’époque. Qui plus est, il y a d’autres alternatives… l’avenir de la voile n’est pas que dans le foil.

La voile d’aujourd’hui, son obsession pour la compétition, s’est construite autour d’une vision très française du sport, pour ne pas dire très fédérale. La pratique « libre » ne fait pas partie de sa culture. Un deuxième paramètre est venu ensuite se greffer sur cet état de fait. Ce que l’on pourrait appeler « l’effet de caste ». Cette sorte d’affirmation de soi qu’on trouve dans de nombreux sports. Il y a « ceux qui savent » et qui aiment à le montrer, et les autres. C’est un processus d’exclusion. En voile, la connaissance de la mer et de la technique afférente à la navigation (on peut y ajouter le langage) en sont les deux bras armés.

Si la voile souhaite attirer de nouveaux pratiquants, une nouvelle génération de pratiquants, elle devra non seulement renouveler son imaginaire mais rendre la pratique accessible. Un gréement simplifié est au moins une partie de la solution.

Parce que finalement, quel est le but de tout ça ? Pourquoi va t-on en mer. Pour faire l’expérience de la liberté, pour avoir des sensations. Le stick dans une main, la ficelle dans l’autre suffisent.

Une nouvelle ère s’ouvre actuellement dans la voile. L’acceptation de la vitesse. Avant oui, mesdames, messieurs, les marins avaient un problème avec la vitesse. La dernière édition de l’America Cup a changé tout ça et même le très vénérable Tour de France à la Voile va se courir en trimaran…. Bref, une page se tourne.

Ne serait-ce pas une occasion pour remettre en cause certains mythes constitutifs et redéfinir la place de la voile légère ?

NB : la question subsidiare à tout ça, est : combien de temps tiendra le Figaro (pas le journal, le bateau..) et quelle sera la place du monocoque à horizon de 20 ans….