En moto, Harley Davidson et BMW ont deux histoires parallèles et quelques points communs.Harley Davidson est officiellement crée en 1903,  et le premier moteur en V-Twin voit le jour en 1908. En Europe, les premiers flat twins bavarois apparaissent en 1923 sur la R32 présentée au salon de Paris. De chaque coté de l’atlantique, l’architecture moteur initiale restera et deviendra plus qu’une marque de fabrique, une véritable identité. Ca ne sera pas tout au long de la vie de deux marques toujours un avantage déterminant, loin s’en faut. L’émergence des marques japonaises porteuses de modernité technologique les fit terriblement souffrir. Il est amusant de noter qu’en termes d’images de marques, le fait d’avoir été également des motos des forces de police ne fut pas non plus un argument marketing décisif, bien au contraire, une partie des passionnés s’en détournant précisément pour cette raison.

L’univers de la moto connait depuis quelques années de gros bouleversements. La crise économique, les nouvelles règlementations ont nettement pesé sur le marché. Les attentes changent également et si la capacité d’innovation des marquent japonais a toujours beaucoup de succès, une partie non négligeable de la clientèle a aujourd’hui d’autres attentes. La mode du vintage traduit de nouveaux comportements, de nouvelles motivations d’achats. Ce qui a semblé n’être qu’un mouvement marginal au début, s’affirme au moins déterminant en termes d’influence. En effet, les plus grandes marques, non seulement ne peuvent se permettre de l’ignorer, mais s’en emparent. Le retour aux motos de caractère, la courant vintage ou café racer, mais d’une manière général, le retour à une certaine forme de style redéfinit le marché. Il permet même aux plus réactifs de se refaire une identité. Ducati pourtant synonyme de performance absolue, de jusqu’au boutisme technologique, de compétition, se déploie avec grand succès sur un segment où personne ne l’attendait. La Scrambler, synonyme de liberté, de lifestyle, associée à l’image du surf,  est une réussite. Yamaha promeut son programme Yardbuilt. Triumph redevient cette marque légendaire et fait oublier ses fuites d’huile. Enfin, BMW, signifiant plutôt confiance mais aussi rigidité toute germanique, fait une percée étonnante avec sa Nine T qui reste une sorte d’exception culturelle au milieu de sa gamme. Mieux, les ateliers de « stylistes » qui fleurissent un peu partout dans le monde s’emparent à nouveau de ce flat twin pour le transgresser à loisir. Le moteur BMW est même redevenu une sorte d’icône.

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