L’un des principaux « marqueurs » des sports alternatifs, c’est à dire des sports dont les valeurs et les motivations premières ne sont pas liées à le performance chiffrées et à la compétition mais à ce que l’on pourrait appeler un hédonisme sportif, l’un des principaux marqueurs donc, est la forte prédominance de l’image en tant que matière première. Prédominance qui se traduit par une exigence permanente aussi bien coté marques et médias (émetteurs d’images) que des passionnés (récepteurs). On remarquera au passage que ce système (émetteurs/récepteurs) a volé en éclat avec l’arrivée de la GoPro.

Mais revenons au sujet, les revues de skate, de surf, de windsurf et j’en passe ont toujours poussé l’image et la qualité de l’image en avant. Pas uniquement dans son sens sportif justement mais dans sa dimension esthétique et symbolique. Il en allait de la qualité du récit. Aujourd’hui, la vidéo est devenu un moyen supplémentaire pour « raconter » et donc partager.

L’humour et le décalage sont restés des ressorts importants, car même si la glisse a parfois usé et abusé de sa dimension « mythologique », elle a également, régulièrement joué la carte de l’humour déjanté, se démarquant ainsi du sport traditionnel, soucieux jusqu’à l’obsession de rigueur.

A l’heure des réseaux sociaux, le surf, le kite, le windsurf, mais aussi l’outdoor ou les nouvelles tendances du VTT disposent ainsi d’un atout majeur. Une culture visuelle qualitative et transversale (qu’on ne retrouve pas en voile où règne un classicisme usant) qui a imprégné autant les médias que les marques et le lectorat. Alors qu’aujourd’hui tout le monde peut-être « émetteur d’images », ça ouvre beaucoup de perspectives.

Par ailleurs, de très qualitatives sociétés de production font un travail renversant. Band-Originale en France, Cam 4 Collective, Brain Farm, EyeForce, etc…

Horue Movie qui signe ce clip fait souvent preuve d’une approche très personnelle. A déguster