Quand nous avons publié en septembre 2015, le sujet : « La voile risque t-elle l’overdose de pub ? », nous ne savions pas quelles réactions cette réflexion pouvait susciter. L’audience du post a été assez large, il a été de nombreuses fois partagé sur Linkedin, le réseau professionnel, qui est un excellent indicateur, il n’y a pas eu de commentaire scandalisé, par contre quelques réactions très positives à notre propos, dont une émanant d’une éminente personnalité du monde des gros teams, le saint des saints…

porte-voixLe magazine Course Au Large qui renait de ses cendres traite du même sujet, la présence de la publicité dans la voile, mais sur un angle différent toutefois, avec le cinglant article « Quand la com’ tue la com » . Autant vous dire que c’est un tabou dans la presse voile qui sur ce plan là donne dans le concensus mou. L’auteur, Nicolas Raynaud n’y va pas par quatre chemins.

Que dit ce papier ? Tout simplement que les acteurs de la course au large, les teams notamment, manipulent un peu la réalité, ou à minima la reformatent. Cachent des éléments qui ne sont pas considérés comme opportuns. C’est le jeu quand on est un team – on ne peut pas reprocher aux sponsors de proposer leur propre récit – mais ce n’est pas du journalisme. Certains médias dépêchent leur propre équipes sur le terrain, produisent leur propre contenu mais le communiqué de presse officiel est un outil à disposition pour ceux qui veulent l’utiliser. Qu’il ne soit pas le reflet de la réalité peut poser problème.

Alors info ou intox ? Info. Autant dire que lorsque l’on suit le monde de la course au large, on fait rapidement ce constat et que lorsqu’on se rapproche des  « milieux autorisés » pour rentrer dans les discussion « off », les doutes se confirment. Les communicants sont là et bien là. Le marketing est l’art du mensonge, mais autant être prévenu.

On salue donc le retour du mensuel Course Au Large qui attaque de front ce sujet clivant. C’est osé, courageux et ça met de l’ambiance.