« Nous surfons, nous ramons, nous naviguons, nous pêchons. Au travers de Hoalen nous repensons la vie sur les côtes et notre rapport à l’océan. »

Il serait réducteur d’écrire qu’Hoalen est une marque de surfwear. Disons que c’est une marque – bretonne – qui fabrique des vêtements pour ceux que j’ai caractérisé ici comme les « nouveaux gens de mer ». D’ailleurs, Hoalen se présente aussi comme la « Compagnie des gens de mer ». Ca sonne juste aujourd’hui, cependant, en pleine vague du surfwear en 1990, une telle profession de foi aurait été rédhibitoire. Aujourd’hui encore, cette baseline est osée, mais elle est dans l’air du temps. Cette particularité fait leur identité, leur spécificité, et ce clip vidéo, magnifique comme la plupart de leurs visuels, vous aidera à cerner. Rares sont les marques à mettre en avant un bateau classique, il y a bien Kappa avec sa collection des « Voiles de Saint-Tropez » mais j’y vois davantage d’opportunité que d’adhésion.

tumblr_ncgqzktfyg1rnlcf6o1_500Il y a quelque chose de « serein » dans l’identité d’Hoalen, d’apaisé, c’est tout du moins comme ça que je perçois les choses. Hoalen me donne l’impression d’une boite qui assume son positionnement décalé (surf, voile, rame, ça ne parle pas à tout le monde) un choix qui n’est pas sans risque, mais qui est le fruit sans doute des convictions des créateurs, qui résulte aussi d’une cible et d’orientation marketing (la sacro-sainte authenticité) il ne faut pas se voiler la face non plus. Hoalen a peu de chance de séduire les skaters, c’est ce que je voulais dire, d’ailleurs, sauf erreur de ma part, pas de trace de windsurf, ni de kitesurf dans sa communication. Ce n’est pas un hasard je pense. En tout cas, ça tient debout, c’est séduisant et surtout, les « produits », le style, les coupes, les matières, les graphismes, tout cela a sacrément de la gueule. J’avoue beaucoup apprécier la manière dont Matix communique en vidéo mais le look de la collection  est discutable.

J’apprécie Hoalen au travers de l’esthétisme de ses visuels, du très beau travail en communication (le site web est superbe, le blog Lifeonshore n’en parlons pas, quant au tumblr, il est magnifique et tout à fait dans la tendance de ce qu’on trouve dans la moto vintage ou Café racer en ce moment. Halent trace un trait qui relie tout ça, et surtout exploite les points communs qui existent entre la liberté que propose le surf et celle que sous-entend la voile. Très nombreux sont ceux qui aiment la voile pour le large, l’évasion, une certaine forme d’art de vivre, pas pour la régate, les J.O ou même la course au large.

La travail de la marque est cohérent, les épreuves qu’elle organise, soutient ou auxquelles elle participe via son team font envie : la course des phares en stand up paddle, les pieds sur le nez en surf (clin d’oeil à Hang Ten sans doute), Fathers & Sons, le Master Longboard ou la Molokai Hoe.

Dans un des posts fondateur de code 0 dans sa forme actuelle, j’écrivais ceci : « De la même manière qu’ont existé des lignes de rupture dans l’histoire de la musique avec la naissance du jazz, du blues, et du rock, il se joue aujourd’hui une nouvelle partition sur l’eau. Des hommes et des femmes expérimentent un nouveau rapport à la mer au travers du surf, de la pirogue, du stand up Paddle, du windsurf ou du kitesurf. Ces pratiques liées à l’océan et considérées hier au mieux comme alternatives, au pire comme superficielles sont devenues des réalités partagées à travers le monde. On peut, aujourd’hui, aborder et considérer la nouvelle culture maritime sous l’angle identitaire, culturel, hédoniste et même philosophique. »

C’est la raison pour laquelle code zéro se sent en phase avec Hoalen, sans qu’aucun lien d’ailleurs ne nous relie si ce n’est une même façon d’appréhender la mer…

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