Que nous disent ces images ?

C’est d’abord la liberté, la beauté, l’évasion, le plaisir et une forme d’accomplissement personnel qui sautent aux yeux.

Derrière cette représentation hédoniste, il y a également l’innovation, la technologie, l’efficacité, la mobilité.

On peut aussi appréhender le coté environnemental. N’en déplaise aux écologistes qui considèrent, en France, cette pratique, comme un danger pour les oiseaux, le kitesurf a un impact assez limité sur la nature. Ne serait-ce que parce qu’il utilise une énergie renouvelable, aucun produit détestable pour l’environnement (si ce n’est pour la fabrication mais les choses évoluent) et surtout aucune infrastructure lourde de conséquences.

La plus petite « embarcation » jamais imaginée, un peu de tissu et deux fils pour exploiter l’énergie du vent, le kitesurf est non seulement une sorte d’aboutissement dans l’évolution navale mais également une très belle réponse au désir ancestral d’aller sur l’eau. Simple, léger, transportable, il peut vous suivre autour du monde. A l’heure du tourisme mondial, le kitesurf redistribue totalement les cartes, c’est la première forme d’engin nautique vraiment transportable facilement, la planche à voile l’était mais dans une moindre mesure

Il est aujourd’hui admis, assimilé mais encore marginal mais la question de la place qu’il prendra à l’avenir mérite encore d’être posée. Le foil pourrait bien élargir son périmètre. Reste la question de la mise en oeuvre, de l’image donnée, des risques (en diminution), de l’accessibilité…

Seul, le stand up paddle, en offrant davantage de simplicité, mais moins de sensations, le concurrence vraiment sur le terrain des loisirs nautiques de demain.

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2 Responses to Innovant, efficient, minimaliste, mobile, écologique, en adéquation avec son époque. Pourquoi le kitesurf est bien plus qu’un sport

  1. Hocquet dit :

    Oui le kite comme avenir des loisirs nautique, ça parait allez de soi au regard de la fréquentation/ surfréquentation le week-end et les jours fériés des sports, mais au niveau des ventes les importateurs, les magasins, tire la langue et ça depuis plusieurs années. La demande se tasse, inexorablement depuis les années 2010. En terme de cycle de vie du produit on est à deux doigts du shake out (diminution des ventes drastique et coup de balais économique dans la chaine de valeur écoles/magasins/importateurs).
    Le kite reste un produit de niche, le grand public n’y a pas vraiment accès. Nous avons, d’une part le prix de l’équipement et la disponibilité qu’il faut pour naviguer régulièrement. D’autre part la faible appétence des français pour le sport (comparaison avec d’autres pays) et l’absence d’une réelle « Beach Culture » globale.

    Le marché passe progressivement à un marché de renouvellement, où en plus les innovations ne sont plus vraiment de mise (années 80 brevet de l’aile gonflable, puis 90 brevet du bord d’attaque sustenté, puis presque plus rien…) d’où l’importance croissante du marché de de l’occasion.

    A l’instar du Windsurf, le kite subira des allez retour en grâce auprès de son public cible, donc on ne peut plus parler de réelle croissance… Le Foil dans sa forme actuelle ne se développera pas partout et donc est condamné à plafonner également, sauf nouveaux supports à venir plus simples et plus prêt des pratiques de monsieur tout le monde.

    Aujourd’hui, l’industrie du Kite (Importateurs/Magasins/Écoles) se cherche, la tentation des petites séries (pour garder des prix hauts et donc de la marge est lancée) mais d’autres tendances arrivent/reviennent : vente directe en ligne, entrée de nouveaux fabricants (déluge de posts suite à l’annonce de Decathlon du lancement d’un pack aile et planche à prix réduit)…

    Faire de la prospective à ce niveau est donc bien complexe…

  2. Code Zero dit :

    Faire de la prospective est toujours complexe et risqué. Oui le kite est un marché de niche, une niche haut de gamme. Dans un contexte donné, le kite reste néanmoins une tendance révélatrice, tout comme le SUP. Rien n’est jamais figé. Rares étaient ceux qui croyaient au surf des neiges. Ensuite le phénomène s’est inversé. Personne ne voyait alors le ski en capacité de réagir. Puis le snowboard s’est sérieusement contracté. La pratique sur l’eau est en train de changer, c’est dans ce contexte global que l’on réfléchit. La voile était un rêve des années 70, aujourd’hui bon nombres de paramètres ont changé. Par ailleurs, la glisse a toujours eu une grande faculté pour se tirer une balle dans le pied…

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