Si le kitesurf bénéficie sans doute d’une bonne image, d’un gros potentiel de sympathie auprès du grand public, il n’est pas forcément évident de savoir comment la notion de risque, voir de danger qui lui est très souvent associée est véritablement perçue par des pratiquants potentiels. Pendant l’été, la TV fait régulièrement des reportages qui le présentent le plus souvent sous un très bon angle, mettant en avant la plupart des fois la nécessité de passer par un école, c’est assez positif. Pour en discuter régulièrement avec des gens de tous horizons, la notion de risque est cependant souvent mal évaluée : sous estimée très souvent par des pratiquants eux-mêmes, sur estimée parfois par des personnes qui pourtant aimeraient bien s’y essayer.

La plupart des vidéos produites par les marques jouent la carte de la « performance » au sens large du terme. On trouve quand même, j’en ai déjà parlé ici, des clips qui montrent que la pratique du kitesurf peut-être paisible ou je serai tenté de dire « non violente ». C’est utile quand on sait que les femmes n’accordent pas du tout la même importance au risque qu’un homme. Dit autrement, elles ne le valorisent pas, en règle générale, leur égo n’a pas besoin de ça.

Dans ce petit extrait, Susi Mai fait quelques belles figures de freestyle mais le sentiment qui se dégage globalement n’est pas extrême ni même radical. Susi n’a pas non plus un gabarit de rugbyman, elle montre une facette tranquille et accessible du kitesurf. Le sport a aussi besoin de ce genre de séquence.