Archives codezero. billet initialement publié le 24 Novembre 2014.

Pour ceux qui connaissent, Dainese jouit d’une belle identité. Toute proportion gardée bien sûr, ce n’est pas non plus Harley Davidson. La marque italienne est synonyme de vêtements et d’accessoires de protection pour la moto principalement et à ce titre fait partie des références.  C’est notamment au travers des dorsales et autres éléments pour les pilotes (de vitesse, de motocross, de BMX entre autres) que Dainese a affirmé sa technicité et lui a permis de devenir transversale justement en proposant des produits pour les skieurs et autres snowboarders (freeriders) ou pour le mountain bike. Et croyez le ou non, un gamin de 12 ans qui rêve d’une protection Dainese pour faire du BMX, fait vite le lien avec le ski quand il monte l’hiver en montagne en famille. Dainese fait évidemment des cuirs, des casques, des gants, des bottes et est sponsor de Valentino Rossi, l’icône des Grand Prix Moto.

Marque moderne, technique et transversale, Dainese vient néanmoins de présenter une nouvelle collection baptisée 36060, très clairement orientée vintage, café racers, old school si vous préférez. Une preuve, s’il en était encore besoin, que les nouvelles tendances de la moto, ne sont pas une vue de l’esprit mais bien un vrai mouvement de fond même si personne ne peut prédire aujourd’hui quelle sera l’étendue et la durée du phénomène. Le clip de Dainese donne quelques beaux gages puisque les vêtements semblent vraiment séduisants, mais même si la marque est plutôt crédible – elle n’est pas née de la dernière pluie –  on aurait pu s’attendre à mieux coté com’. Le clip n’est pas réellement original, il se coule dans le moule et sonne comme du déjà vu (si ce n’est la présence d’une moto de supermotard dont on ne voit pas bien l’utilité). Le passage avec l’appareil photo argentique, nouveau symbole hype, est même la petite note de trop à notre goût, même si ce n’est pas très grave. Pour résumer, c’est « sympa » mais pas « surprenant ». Or aujourd’hui, ce qui se partage le mieux sur les réseaux sociaux, c’est ce qui se démarque.

Par contre l’édisto signé de Liono Dainese est plus séduisant :

C’ÉTAIT EN 1970. JE VOULAIS VOYAGER ET J’AI ACHETÉ CETTE BULTACO…
1972 à Molvena, un petit village sur les collines près de Marostica (la ville des échecs), je fabriquai mon premier pantalon de motocross en cuir. Ce fut un petit laboratoire qui vit naître la production de vêtements pour motards Dainese. Quelques années plus tard, je contactai Giacomo Agostini et je lui proposai de courir avec l’une des combinaisons en cuir réalisées par Elio Forte, mon concepteur depuis toujours ; cette combinaison garantissait à Agostini une plus grande protection, et depuis ce jour, Dainese est entrée dans l’histoire de la moto, en s’assurant une place de leader indiscutable dans le domaine de la sécurité et des vêtements sportifs.

Aujourd’hui, après 40 ans d’expérience, Dainese repart à la découverte de ses origines, avec une nouvelle ligne vintage dédiée aux passionnés, en conservant la même passion qui me guidait durant les premières années de cette aventure.

Une nouvelle fois, Molvena (36060, Vicenza) est le point de départ d’un voyage inoubliable.

En fait, à l’avenir, tout les détails auront leur importance. On ne peut pas en vouloir aux marques de prendre le train en route, mais le succès de leur démarche tiendra au style des produits proposés bien sur mais aussi à la cohérence, à l’idée que se feront les clients de l’authenticité globale.

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