Capture d’écran 2015-09-13 à 23.16.01En presse magazine, nous parlons ici de presse spécialisée, le choix de la couverture est crucial. C’est effectivement un des éléments qui vont influencer les ventes au numéro. En France, il suffit d’aller dans un kiosque pour constater que la couverture est exploitée au maximum pour faire passer des informations sur le contenu du sommaire, tandis qu’aux USA, on voit certains titres qui laissent respirer leur une, misent sur une image d’exception et jouent sur la graphisme et le visuel pour révéler l’état d’esprit global du numéro. C’est le cas de Surfer Magazine, c’est aussi le cas de Bike, spécialisée dans le VTT. En surf, mais aussi dans la plupart des sports liés à l’esprit glisse ou outdoor, une photo peut créer un lien fort, un vrai sentiment d’appartenance entre la revue et les lecteurs qui vont avoir le sentiment de partager les mêmes valeurs. Le choix peut-être très audacieux comme la dernière une de surfer ci-contre. Audace qui s’accompagne souvent de la même démarche rédactionnelle, au moins sur le sujet principal, celui qui justifie la couverture en question.

A l’heure ou les magazines spécialisés, majoritairement mensuels, subissent la concurrence d’internet, on peut se demander si la manière française, inchangée depuis 25 ans et ce n’est pas forcément un signe encourageant, est toujours la bonne. En effet, sur le strict plan de l’information, le magazine aura toujours un train de retard en volume et en récativité sur le web et qu’il lui faut donc « vendre » d’autres atouts, jouer sur un autre registre.

BIKP-150700-CN1.inddLes revues spécialisés ne cessent de perdre, pour la plupart, des lecteurs, tandis qu’on voit apparaître de nouvelles initiatives payantes ou gratuites travaillant dans d’autres axes. On pense par exemple à Desillusion ou Hotdogger dans le surf qui eux aussi, privilégiant une option élitiste, ne maquettent pas leur une comme un catalogue de supermarché.

En voile, « Carré Voile » publié par Glénat à l’époque avait été une belle initiative, très qualitative et assez accessible en prix, diffusée en librairie, mais elle n’a pas trouvé son lectorat. On pourra objecter que la diffusion de ces médias est plus restreinte, c’est vrai. Mais un récent sujet paru dans Next, le supplément de libération (du 5 septembre) parlant des magazines monothématiques « novateurs dans le forme et sur le fond » comme le remarque Libé, montrait que cette « coffee table press » comme on dit,  (Apartamento, Pocket Sized, Open House, Mteal, The Plant) dont les magazines sont pour la plupart introuvables en kiosques avait une diffusion confortable et un lectorat enviable (influenceurs) du point de vue des annonceurs…

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