Parler de photographies et de photographes, davantage que d’appareils photos m’a toujours semblé essentiel. D’où les « rencontres « avec des photographes qui m’inspirent et que je vous propose de connaître ici. Sur un plan personnel, je pense avoir été davantage influencé par la photo de sports mécaniques, le cinéma, le design industriel, la typographie et même la mise en page, que la photo de mer proprement dite.

J’ai découvert le travail de Danny Lyon l’année dernière. Une revue de moto (Café Racer pour ne pas la nommer..) revenait sur le travail de Lyon publié en 1968 sur les bikers.

Six ans avant qu’Hunter Thompson n’écrive « Hell’s Angels » et sept avant « Easy Rider », précise l’émission Tracks d’Arte, il invente le documentaire-photographique. Magnétophone en poche et Leica dans la main, il plonge dans le quotidien d’un gang de motards, les Outlaws de Chicago. Depuis, ses images et ses textes rassemblés dans le livre « Bikeriders » sorti en 68 sont devenus mythiques.

« C’étaient des ouvriers. Ils avaient les mains sales. Les gens les regardaient de haut. Les étudiants me demandaient : « Mais comment peux-tu parler à des types comme ça ? Ils sont crasseux, ils n’ont aucune éducation, ils ont pas été à l’école. Ils ne lisent pas ! » Mais je les aimais beaucoup parce qu’ils exprimaient des choses que ceux qui m’entouraient n’exprimaient pas. Ils étaient sincères. Je me souviens qu’à l’époque, j’étais allé au Max Kansas City de New York, un club à la mode où traînaient Warhol et les artistes. J’avais sorti mon Leica, là-bas, pour prendre une photo et un type s’est tourné vers moi en disant : « Vous avez un avocat ? » Les motards n’auraient jamais fait un truc pareil. » Danny Lyon

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