La Volvo Ocean Race, course autour du monde en équipages et avec escales est réputée pour être un enfer à vivre. Le rythme y est démentiel, les étapes sont très longues, la course est interminable. Il y a des blessés, il y a eu un mort il y a quelques années, les hommes dépassent leur limite. La VOR recrute actuellement ses media men. Un membre d’équipage (un par bateau) dont le seul rôle sera de ramener des images (vidéo et photo). Ceux qui suivent la course savent combien Amory Ross, photographe embarqué, a su retranscrire cette magnifique épopée qu’est la VOR lors d’une précédente édition.

La course au large française a voulu dupliquer cette initiative mais s’est s’est offerte le luxe d’une mini polémique ahurissante . Il était question d’embarquer un media man sur une course … en solitaire. Preuve qu’un besoin de retombées peut amener des décisions… discutables. Mais c’est surtout la volonté de certains skippers d’embarquer non pas un vrai media man mais un marin expérimenté en guise d’homme média qui a fait capoter le projet.

Cette vidéo a été produit pour le recrutement des impétueux.  La course est un enfer, c’est de cette corde là, véritable ADN de l’épreuve que les organisateurs ont décidé de jouer. C’est osé mais assez réussi. Ca renforce même l’image de la course.

C’est notre opinion, la VOR a une longueur d’avance sur le plan de la communication. Pas forcément sur le plan des retombées média chiffrées (important on en convient…), mais sur celui de l’état d’esprit qu’elle véhicule. Elle est à notre sens plus en accord avec l’image forcément transcendante de l’aventure au large quand en France notamment, on favorise le récit de course eu détriment du reste. Nous avions déjà chroniqué deux « films » que nous vous invitons à revoir. Et jugez aussi par vous même…

Pourquoi naviguer autour de la terre est une si belle idée

L’essence même de la course au large