Chaque sport possède son propre potentiel de séduction et même les disciplines les plus rudes ou les plus austères réunissent des adeptes qui s’y reconnaissent. Tant mieux.

Ceci étant dit le sport du 21 ème siècle n’est pas celui des années 70. Beaucoup plus de critères entrent en jeu, le choix est beaucoup plus large, l’hédonisme, la recherche de soi est peut-être en train de remplacer la hiérarchie, la discipline, le règlement, le résultat, même si l’exigence, l’entrainement, la progression resteront toujours des critères qui motivent, canalisent et attirent.

C’est la raison pour laquelle l’organisation sportive française, une gestion par l’état qui délègue aux fédérations, exception culturelle là-aussi, n’est pas toujours efficiente. Nos amis rugbymens semblent aussi découvrir qu’elle ne l’est pas plus pour le haut niveau.

Les jeunes regardent, même inconsciemment comparent. Dans le cadre de notre vieille internet journalière, nous avons vu aujourd’hui une bonne trentaine de teasers différents (surf, VTT freeride, windsurf, montagne, snowboard, outdoor). Le plus souvent magnifiques et rien qu’aujourd’hui il y en avait trois d’exceptionnels. Vous pouvez trouver le clip de cette kiteboardeuse vide de sens et critiquer son coté sensuel. AU moins, il est assumé et on peut débattre de ce qui a fait le ressort médiatique du beach volley féminin, de ce qui a fait le succès de Kournikova en tennis ou du beaucoup plus critiquable football américain féminin.  Sur le plan des images, il est néanmoins magnifique. Et la pub ne s’y est pas invitée à l’insu de votre plein gré…

Aujourd’hui, le pouvoir de l’image est une arme de séduction massive pour les sports et si le modèle de la compétition nationale, européenne ou mondiale retransmis par des médias généralistes a encore de beaux jours devant lui, chaque sport s’il veut anticiper l’avenir, va devoir redéfinir jusqu’à son identité.

Deux exemples : Les australiens se posent des questions sur leur rugby. Les audiences baissent, les jeunes s’en détournent. Aux Etats Unis, les parent s’inquiètent de la violence toujours plus grande du football américain et orientent leurs enfants différemment.

Le monde change, le monde du sport aussi.