A l’occasion de la sortie d’une collection dédiée à Bruce Brown par la marque Iron & Resin, nous revenons sur un billet publié le 4 novembre dernier.

On any Sunday, the next chapter, réalisé par Dana Brown, est – autant que le teaser permette d’en juger – un très beau documentaire sur la moto qui sort cet automne aux Etats-Unis. Le film explore toute la richesse de l’univers du deux roues, montre que cette passion peut se vivre de multiples façons différentes et qu’elle touche aussi bien des hommes, des femmes et des enfants qui sont très loin de l’archétype du « motard »..

En fait, ce film est l’héritier du premier documentaire On Any Sunday sorti en 1971 (vu en France plus tard sous le nom de Challenge One)) et ce n’est pas tout à fait une coïncidence puisque Dana Brown est le fils de Bruce Brown qui le réalisa à l’époque avec en co-producteur son ami, un certain Steve Mac Queen, autre dingue de moto. A l’époque, le film eu un fort retentissement et contribua à changer l’image que les américains avaient de la moto, des gens que cela concernait et de la façon d’en faire. On any Sunday est devenu un film culte.

Passionné de moto et de surf, je connaissais ces deux films depuis bien longtemps mais il y a quelque chose qui j’ignorais, où tout du moins qui m’avait complètement échappé. Bruce Brown, vous avez peut-être déjà fait le lien, est aussi le réalisateur d’Endless Summer, sorti en 1964, sans doute LE film de surf le plus connu aujourd’hui. Bruce Brown a posé un nouveau regard sur le surf et à involontairement ou non, fabriqué une partie de la mythologie du surf, celle qui perdure encore actuellement y compris dans l’inconscient collectif. D’une certaine façon, il est le père du « surf trip », de cette idée que le surfer part autour du monde comme un oiseau migrateur qui suit la saison chaude à le recherche des vagues parfaites. Auparavant, c’est ce qu’explique Brown sur son site internet, même si le surf était issu de la contre-culture américaine, l’image du surf avait été négativement impactée par des films un peu débiles produits par Hollywood.

Bruce Brown a donc en deux films espacés de sept ans marqué durablement les esprits avec deux films qui auront changé le regard que le grand public pouvait avoir du surf puis de la moto. C’est d’ailleurs grâce au très grand succès du premier qu’il a pu réaliser le second.

Pas de doute, le surf et le moto ont bien des valeurs en commun….

Capture d’écran 2014-11-04 à 18.12.51

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4 Responses to Bruce Brown, l’homme qui a changé l’image du surf et de la moto

  1. Guillaume SAPIN dit :

    comme quoi, la synthèse entre le surf et la moto ne date pas d’hier!
    juste un truc en plus: Dana Brown est le fils, pas la fille de Bruce 😉

  2. Code Zero dit :

    Et oui. Et merci pour la précision, autant j’ai fait des recherches pour compléter ma vision de ce sujet, mais ce point m’avait totalement échappé…

  3. […] l’occasion de la sortie de deuxième chapitre d’On Any Sunday, film sur la passion de la moto dont nous avons parlé ici, la marque de Caselli, KTM, Roland Sands l’un des préparateurs les plus connus […]

  4. […] n’est même pas d’opposer cet univers à l’imaginaire proposé par Bruce Brown il y a bien longtemps. Simplement de dire que la vie « simple » adaptée par […]

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