Le Vendée Globe partira en fin d’année. C’est donc une période clé pour la classe Imoca, les 60 pieds qui s’engageront dans cette circum navigation solitaire. Le voilier PRB en fait partie, Vincent Riou a remporté l’épreuve en 2004 et douze ans plus tard, ce partenariat entre la marque et le skipper tient toujours. L’engagement de PRB remonte même à 1996. Si l’équipe vient d’annoncer qu’elle n’équipera pas son bateau de foils cette année, son pragmatisme et son expérience pourraient tout à fait la mener sur le podium.

Capture d’écran 2016-03-29 à 17.29.55 PRB utilise (ce n’est pas péjoratif, PRB soutient aussi) la voile comme axe de communication mais un rapide tour sur leur site internet montre que la marque s’engage aussi en automobile avec le Dakar mais aussi en aviation.  On notera l’opposition des valeurs entre la voile et le Dakar mais ce n’est pas le sujet du jour. Voile, voiture, avion, on imagine bien que la passion est derrière ces options là, mais dans l’absolu, la façon de communiquer reste très pragmatique, très carré pour ne pas dire très conventionnelle. C’est surtout la compétition qui est mise en valeur et le résultat. PRB ne joue pas sur le coté irrationnel qui va souvent de pair avec ces univers et reste absolument dans le concret. Ce n’est pas une critique mais un constat. Les termes du dossier de presse sont d’ailleurs sans équivoque, on est dans la performance, le travail bien fait. Un langage en adéquation avec l’univers de l’entreprise mais qui peut surprendre tout de même en voile, bien que de ce coté là, l’Imoca ne soit pas vraiment un environnement de joyeux drilles.

Nous avons fustigé l’overdose de pub dans la voile et le manque d’élégance graphique de certains teams, ce n’est pas faire injure à PRB ne dire que leur voilier est moins suggestif que celui d’Hugo Boss. Certes le secteur d’activité n’est pas le même. Pourtant, quand on traine un peu sur le site du leader de l’enduit, on note vite deux mots mis en avant dans l’historique de l’entreprise pour l’année 1953 : art & maîtrise. Belle surprise à vrai dire.

On imagine qu’en mettant la réalité sur leur bateau à savoir « produits de revêtement du bâtiment », les stratèges y trouvent leur compte. PRB est là pour communiquer autant être direct. Ce sont des produits BtoB. Pourtant, PRB s’engage bien en voile, un domaine où le rêve est roi.

#bâtiment, #bâtir, #bâtisseur, il y a pourtant là matière à chercher des parallèles audacieux entre le marin et le bâtisseur au sens large du terme et de faire un peu storytelling. Art et maîtrise justement. PRB est un beau team mais qui ne risque pas de faire rêver les foules, pourtant la symbolique de la construction pourrait être une belle partition à jouer.

L’art et la maîtrise justement pourraient fournir matière à communiquer sur un autre plan. Autant en interne (ça pourrait s’avérer très judicieux de raconter une belle histoire aux partenaires de PRB qui travaillent dans le bâtiment pour mettre en scène la synergie des corps de métier) que sur le plan de l’image de marque. Enfin, c’est notre sentiment d’autant que le storytelling reste quand le résultat passe (ou pire ne vient pas). Après tout sur le strict plan sémantique, l’endroit où l’on construit un bateau s’appelle un chantier…..un élément de langage aussi fort en commun, c’est plus qu’un début…