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Le titre de ce post est volontairement provocateur, il fait suite et complète le post précédent et d’une certaine manière en est l’antithèse. Notre métier est de détecter les tendances mais surtout de les analyser. D’en proposer une lecture. Si par nature nous sommes enthousiastes, nous devons toujours être pragmatiques. Les adeptes du foil apprécient peu la contradiction mais les faits sont là. Nous pensons qu’il faut aller au-delà de l’emballement. Tout le monde n’adhère d’ailleurs pas, l’un des preuves étant ce montage illustrant le post et circulant sur le net depuis quelques jours. Assurément ironique. Nécessaire aussi.

Mise à jour du 30 septembre à 11h25 : tous les autres articles du think tank Code Zero concernant le foil et dont la plupart sont positifs, sont accessibles via la catégorie Innovation & Technologie. L’idée ici n’est pas de porter un jugement, mais bien de poser les enjeux… dont le principal est quel sera l’impact « psychologique » du foil. C’est un point de pivot technologique qui marque un tournant entre deux façons d’aborder la mer. C’est enthousiasmant mais ça pose un certain nombre de questions. L’histoire à montrer que l’inflation technologique d’un sport peut en changer la nature et la perception. Remember windsurf…

Tout d’abord, qu’est ce qu’un foil : c’est un plan porteur, un « profil » qui génère une force. Un foil est en fait une sorte d’aile d’avion. Mettre cet « appendice » sous une planche à voile, un kitesurf ou un voilier permet de le soulever au fur et à mesure que la vitesse augmente – exactement comme un avion au décollage – et de sortir littéralement de l’eau, le foil étant justement la seule pièce qui reste en contact avec l’eau.

Pourquoi ? Parce qu’un voilier déplace de l’eau, parce qu’il y a des frottements entre les surfaces (la carène et l’eau) et que tout ceci freine l’avancement. Ne parlons même pas des problèmes du à l’état du plan d’eau quand la mer est « agitée ». C’est valable pour les engins glissants…

Un peu d’histoire. En France, c’est Eric Tabarly qui au travers de l’Hydroptère, sera un des premiers à croire en cette solution. L’Hydroptère fera rêver mais finalement peu suivent cet exemple très radical. C’est sans aucun doute la 34 éme édition de la Coupe de l’America qui marque un tournant. Nous sommes à San Frasisco, en 2013, les américains affrontent les néo-zélandais sur des catamarans à foil propulsés par une aile rigide similaire à celle d’un avion (encore une histoire de profil…). La voile entre dans l’hyper-technologie. Depuis, les « foils » se multiplient sous les bateaux (AC 45, GC 32, Xtrem 40, Flying Phantom, etc…), y compris sous les monocoques du Vendée Globe et les voileux – une partie en tout cas – ne parlent que de ça. Coté glisse, si les windsurfers s’intéressaient déjà au foil il y a trente ans, il était sans doute trop tôt mais c’est par le biais du développement en kitesurf que le foil redevient le phénomène du moment.

Comme nous l’avons vu dans le précédent billet, il y a aujourd’hui un véritable engouement pour le foil. En kitesurf, en windsurf, Kaï Lenny, rider à l’envergure internationale a même enflammé le web avec un vidéo le montrant en stand up padlle à foil, il a également fait un essai avec une planche de surf. Les passionnés de glisse s’y intéressent, des marques s’y engouffrent, des vidéos apparaissent chaque jour, le foil attire et fascine c’est une évidence, une certitude. Il renouvelle l’imaginaire de la pratique, dessine un futur possible, c’est aussi une innovation qui relance – dans une certaine mesure – les ventes et il y a de multiples raisons de suivre le phénomène de très près et de le prendre très au sérieux. Nous l’avons écrit, que c’est un phénomène transversal commun aussi bien à la voile qu’à la glisse. Deux monde qui seront à l’avenir de moins en moins différents. Beaucoup y voit l’avenir avec un grand A.

Il y a pourtant des raisons de ne pas se laisser aveugler et de tenter d’analyser froidement les différents scénarios possibles. Si les adeptes du foil croient résolument à leur nouveau jouet le parant de toutes les vertus, et toisant ceux qui émettent des doutes, il faut rester pragmatique et admettre un certain nombre d’aspects négatifs :

  • En kitesurf ou en windsurf, le foil n’a jusqu’à présent été pratiqué que une élite de « pionniers », sportifs, connaisseurs et motivés. Un plus large public de la glisse commence à s’y mettre. Le matériel progresse, l’apprentissage reste difficile et le ticket d’entrée, couteux. Tout le monde se félicite de l’intérêt qu’il représente mais le nombre de pratiquants en France ne se chiffre qu’à quelques centaines et beaucoup d’observateurs admettent en privé que le potentiel restera limité.
  • Si le foil permet de naviguer avec très peu de vent, c’est son principal atout, il est très peu polyvalent et pose de très nombreux problèmes aux pratiquants. Peu facile à transporter, il complique sérieusement la mise à l’eau par exemple, profondeur minimale nécessaire et les discussions sur les forums, les réseaux ou les spots commencent à pointer du doigt les risques. Le foil est en effet un « objet » très coupant, vous l’avez sous les pieds… il faut pratiquer casqué et être prêt à gérer des situations compliquées. Voire dangereuses. Les lignes du kite dans le foil par exemple. Il en allait de même avec le kitesurf au début mais on franchit un palier supérieur de complexité.
  • Certains observateurs avertis (le réseau codezero…) pensent qu’un point d’inflexion a déjà eu lieu dans le kitefoil. L’engin linéarise la sensation de glisse. Une fois le sensation du début émoussée explique un pratiquant de la première heure, on découvre une pratique répétitive. Il aborde également la notion de l’investissement toujours plus élevé puisque le corolaire du foil est ensuite l’aile à caisson qui maximise la performance mais rend encore l’ensemble plus élitiste. Résultat, déjà, un foil à deux vitesses.
  • Coté windsurf, le problème est un peu différent. Le foil redonne de l’appétit à la première génération de passionnés qui avaient la sensation d’avoir fait le tour de leur jouet. Le plaisir est vite au rendez-vous, l’apprentissage étant plus facile qu’en kite. On serait tenté de dire qu’il y a peut-être moins de cotés négatifs mis à part la profondeur minimale requise mais le danger lié aux chutes n’est pas non plus anodin.
  • En stand up paddle, l’arrivée du foil nous laisse émerveillés et sceptiques à la fois. La réalité de Kai Lenny, Connor Baxter, Cyril Coste et autres est éloignée du besoin, des envies du commun des mortels, ne parlons pas des qualités techniques et physiques requises. Ces garçons innovent, déplacent les limites et entrainent les plus audacieux dans de nouvelles directions. Il n’en demeure pas moins que l’univers de la glisse et les modes qui agitent les concepteurs de matériels ont souvent accouché d’erreurs tragiques.
  • On terminera ce tour d’horizon avec la voile. Le monde de la course, une partie tout du moins, s’enflamme pour le foil. Rien à redire, l’intérêt du public est là et le spectacle aussi. Nombreux sont ceux qui pensent que c’est une solution d’avenir. Reste à savoir pour qui et pour quoi. Le foil va passionner une nouvelle génération, c’est évident. Y aura t-il du matériel accessible pour ceux qui ne veulent pas faire de la compétition, c’est à voir. En quoi le foil peut permettre à la voile de se réinventer en tant que pratique loisir, est aussi un vaste débat. Le chantier américain Gunboat, racheté récemment par le français Outremer, avait présenté un catamaran de croisière équipé de foils. Son looping avant a fait le tour du web. A la limite pourquoi pas quand les problèmes de stabilité auront été résolus. Mais le chantier Bénéteau avait constaté avec le Sense par exemple, que les bateaux plus larges, impressionnaient beaucoup certains clients en navigation, en raison de la hauteur à laquelle on se retrouve assis au vent, quand le bateau est à la gîte. On parle bien d’impressions négatives. Il y a toujours un gap entre l’avant garde et le public.

Le foil ne se destine pas au grand public, assurément. Reste à identifier son futur périmètre.

 

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10 Responses to Antithèse : le foil est-il une hallucination collective ?

  1. Needle dit :

    excellente analyse, comme d’habitude.
    un point supplémentaire, à mon avis: pour le pratiquer, je trouve le kite foil extraordinaire, naviguer dans un pet de mouche quand tous les autres rentrent au bord, la sensation de voler au dessus de l’eau comme sur un tapis volant est indescriptible. malgré cela, ou à cause de cela, on perd le contact avec l’eau, le « toucher » d’eau, et ça me manque. pour moi, et je ne dois pas être le seul, sentir l’eau sous mon flotteur, qu’il soit un surf, un windsurf, un sup ou un bateau, est l’essence même du plaisir d’aller sur l’eau. Aller sur l’eau, pas au dessus, voilà ce que j’aime par dessus tout. Ce besoin peut limiter l’envie, à la longue, de voler au dessus de l’eau.

  2. Mike dit :

    Belle analyse, comme toujours.

    Je me permets de rajouter à son analyse que le foil se prête bien aux longues distances ( le ressent record de traversée Saint-malo/Jersey qui bat celui d’un trimaran le prouve ) ç est donc un enjeux avec une dimension maritime qui s’ouvre à tous ! Avec comme le dit Loïc plus haut le questionnement sur le cadre legal de pratique qui nous pend au nez…

    L’appel du large entraînera une nécessité d’équipements de secours (gilet, dispositif lumineux), de communications (VHF ou tel), de protections ( casque et gilet double emploi) et d organisation humaine ( 2+ VHF ; ou trois minimum)

    Tandis que le planing des 6/7 noeuds (voire moins) entraînera forcement une exploitation de la rose des vents hors du commun ! Les conséquences sur l’orientation des chenaux dans les plans de balisage va devenir un véritable casse tête. Des nouveaux spots vont naître aussi.

    Plus que jamais il nous faudra respecter le RIPAM en adaptant sa vitesse et en respectant le cercle de crainte des baigneurs et autres usagers du littoral.

    Ç est pour moi une véritable préoccupation et il faut aller vite dans cette prévention.
    C’est pas pour les élites actuelles, mais comme cela a était souligné aussi, pour les vacanciers avides de lévitation et de souvenirs d’exploits en d’images.

    Dans le groupe FB Code300m on va essayer d anticiper ! Et la tache est conséquente…
    (On s’organise)

  3. Code Zero dit :

    Salut. Pour le touché d’eau, tu n’es pas le seul à le dire… c’est étonnant mais compréhensible

  4. Charles dit :

    « Un foil à deux vitesse », tant mieux ! Il en faudrait même plus que deux. Le foil est génial avec une aile à caisson, mais il fonctionne très bien avec un kite à boudin et ce dès 8/10 nds de vent. De nouvelles ailes adaptées pour le vent léger voient le jour également.

    C’est encore le début mais pourquoi ne pas envisager et voir comme un aspect positif le fait que le foil puisse se décline à différents niveaux de technicité et d’accessibilité (quel que soit le support), comme pour tout autre sport? N’est-ce pas là pour lui le seul moyen de se pérenniser?

    Est-ce qu’une comparaison entre le développement du foil et celui du multicoque ne serait pas judicieuse? (nouvelles performances, nouvelles possibilités, mais aussi contraintes supplémentaires et réticences de la communauté en place)

  5. Code Zero dit :

    Bien sûr Charles et merci de ton intervention. Globalement, nous avons publié beaucoup plus de posts qui vont dans le sens du foil que l’inverse. En fait, le foil est une « invention » tellement marquante que nous pensons qu’elle est là pour durer. Oui, il y aura plusieurs manières de l’exploiter. Déjà aujourd’hui Maxime Nocher ou Greg Drexler nous en donne deux exemples différents, chacun peut choisir le sien. Encore une fois ce post a surtout pour but de s’interroger sur une nouveauté technique marquante dont l’impact médiatique peut générer des dommages collatéraux à terme. Spécialement dans nos univers. La planche à voile a connu de très nombreuses évolutions techniques, souvent venues du haut niveau, et qui ont contribué à son élitisme. C’est très bien pour la partie « pointue » de la clientèle, on peut s’interroger sur les effets à long terme. Le foil est le phénomène à la mode et nous sonnes un peu sommés d’aimer ça ou d’adhérer, c’est un peu notre sentiment. Un exemple hors kitesurf. Prendre part à une discussion de passionnés de voile et dire que le foil n’est pas forcément la réponse aux problèmes actuelles de la voile est un sport de combat… Autre exemple, le SUP foil. Evidemment, c’est saisissant mais les avis, y compris des spécialistes sont très divergents. En fait, le vrai débat est là, l’impact phsychologique d’une évolution technique et des changements qu’elle va engendrer sur l’ensemble d’une communauté sportive. On sait par exemple que pour la planche à voile, globalement, le bilan est discutable. C’est un bon thème de débat.

  6. Charles dit :

    Tout à fait.
    Mon propos n’était pas de remettre en cause l’article. Le montage photo avec les boots est d’ailleurs très bon. Mais j’ai l’impression qu’on s’enferme trop vite dans un système bipolaire thèse / antithèse. Le foil, c’est bien ou c’est nul.

    Evidemment, le foil ne répond pas ni aux besoins ni aux envies de tout le monde et c’est bien normal. Je pense qu’on peut le considérer comme une nouvelle pratique à part entière avec (et tu l’as très bien remarqué) encore plus de passerelles entre les différentes pratiques du nautisme (du SUP à l’America’s Cup en passant par le kite…). Toutes les pratiques ont leurs intérêts et leur propres pratiquants.

    Etant (relativement) novateur et (plutôt) spectaculaire, le foil prend beaucoup d’espace médiatique, je conçois que ça peut énerver mais on voit toujours des vidéos de strapless ou de freestyle apparaître tous les jours donc je ne suis pas inquiet.

    Je pense qu’on peut juste se réjouir de l’arrivée d’une nouvelle discipline qui dynamise le sport, le remet sous les projecteurs et attire de nouveaux adeptes. C’est une nouvelle sphère qui se crée à côté des autres déjà existantes sans leur être défavorable il me semble. J’espère (mais je pense) que les fabricants vont petit à petit mettre sur le marché des produits de plus en plus accessibles et aboutis. En tout cas je sais qu’ils y travaillent et ce sur une variété de supports.

    C’est mon point de vue qui se pose non pas en contradiction, mais en complément.

  7. banjoo dit :

    L’article n’est qu’un point de vue , je le repsecte. Mais sincèrement l’analyse est incomplète.
    1) les kiteurs ne sont pas plus obligés d’aimer le Foil que le freestyle dehooké à tout va qu’on nous a servi dans toute les vidéos et images papier glacé. C’est le courant du moment. Elitiste??? mais les manoeuvre unhooked ont été les seules mises en avant au niveau médiatique pendant longtemps…. Et au niveau blessures c’est pas ce qu’on fait de mieux…. là aussi la majorité des pratiquants ne sont pas en train de passé la barre dans le dos comme des pantins debutants gymnastes .
    2 ) L’esthétisme: ahhhh les gouts et les couleurs. Demandez à un NON kiteur, un néophyte… faite lui voir un kiteur en TT balancant de gros jump, rotation old school, avec des posé tout doux et transitions fun, et un autre qui balance des tricks aile basse et qui passe 2 fois la barre dans le dos avec des contorsions de dingue. Vous serez surpris, on vous dira que le le 1er est plus fort, que ça va plus haut, bref que c’est plus « beau ». Alors la glisse en foil comparer à la glisse en surf ou TT… à niveau égal et bien chacun son opinion mais pour pratiquer toute les formes de pratiques kite;.. je les trouve toute belle

    2) « le Foil c’est que pour le light, inconvénient en transport »: mouarf c’est exactement les clichés de base. Au contraire un ami voileux mais non kiteur me disait:  » top de transporter cet engin dans une housse et pouvoir te balader aussi loin aussi vite ». Bref certes dans le light c’est top mais quel engin permet de naviguer aussi loin, de découvrir pleins de baies en 1 seules session et qui se transporte si facilement?? Si pour l’auteur de l’analyse le kite c’est de glisser et desauter pour decouvrir d’en haut… en foil on peu découvrir++++ Comme en snowkite on peu partir loinnnnnn ( en s’équipant en conséquence)
    3) Les arguments sur la course: Rien compris au questionnement! oui oui cela apporte un plus , vitesse, remontée au vent… je ne comprends pas le septicisme sur ce point

    4) la sécu et le prix: oui ok , c’est vrai c’est une usine à Sushi qu’on a en dessous des pieds. Naviguant avec un casque en kite depuis 2000 je ne comprends même pas pourquoi les courses n’impose pas le casque au foileurs… l’exemple quoi.
    Pour le prix c’est exactement comme au début du kite… et puis petit à petit c’est plus accessible… ce le sera encore et encore. Mais le kite n’est pas sans reproche de ce côté: les ailes de kite sont toujours bien trop honéreuses

    5) Au FINAL, le PLUS IMPORTANT: le plaisir!!!! Pourquoi opposé les pratiques??? très peu polyvalent le foil?? toujours en ligne droite??? mais au contraire j’ai l’impression d’être dans 45 de pow pow et quand je veux de pouvoir faire de virolets dans la trafolle! J’adore une session bien muusclée en TT à se mettre des tirs , des transitions, des rotations,. J’adore une session surf dans les vagues ou remonter auvent jusqu’au saintes et descendre dans les vagues le long de la plage, ou simplement faire joujou avec le vent et la board , j’adore en tt être dans de l’eau glassy peu profonde, passé dans des endroits improbables, et J’adore faire des virolets en foil et d’un seul coup partir pour 3 heures de ballade en remontant à max au vent et en voyant du paysage +++ tel les rando snowkite: BREF TOUT EST BON…. Pourquoi vouloir mettre en avant telle ou telle forme de pratique. Chaque période a ses évolutions! PROFITEZ DE TOUT, PAS D’AIGRITUDES 🙂 🙂 🙂

  8. Code Zero dit :

    Bonjour Banjoo. Tout d’abord, merci d’alimenter le débat. En préalable, nous invitions à lire aussi les autres posts sur le foil dont – à minima – le précédent, très favorable au foil. Pour résumer, nous avons aussi écrit ce que nous pensions de l’hyeprtrophie de l’image du freestyle dans le kite et d’une certaine manière, aujourd’hui e thème de ce billet était un peu similaire. C’est surtout l’injonction à aimer le foil qui pose problème. Et ce mécanisme est récurrent en glisse. Je crois que c’est Slater qui déclarait qu’à un moment, suite à la miniaturisation des boards, 80% des surfers n’avaient pas ce qu’ils leur fallait sous les pieds. Aujourd’hui, il y a une très grosse présence médiatique du foil. Nous entendons bien vos arguments, et nous n’avons rien opposer. En fait, le vrai débat du foil est ailleurs. Il fait partie des grosses évolutions technologiques qui influencent la perception d’un sport. A ce titre, le foil fascine c’est très bien mais l’histoire a montré qu’il peut y avoir des dommages colatéraux. Dernier point, nous observons, nous ne jugeons pas

  9. Masse dit :

    Salut
    Je viens de découvrir votre site (départ de scribe!), et je me suis plongé dans la lecture de vos billets, très bien tout ça !
    Ou avez-vous trouvé « quelques centaines » de pratiquants ?
    pifométrique ?
    Car je ne suis pas certain que votre estimation soit réelle. Il serai intéressant d’avoir une vrai estimation : combien de foils vendu par les marques « anciennes » : Carafino, Alpine foils, Ketos, Sword,…
    Combien de foils fait main dans des garages plus difficile à savoir mais sur les forums il y a déjà des centaines d’intervenants.
    Ne sommes nous pas déjà des milliers 🙂

  10. Code Zero dit :

    Bonjour. Merci. Bienvenu Je comprends votre remarque mais le terme pifométrique est un peu condescendant. J’ai la chence de pouvoir en parler avec beaucoup de gens concernés directement (marques, distributeurs, shops). L’un des mes derniers interlocuteurs, distributeur d’une marque dans le coup, avançait un chiffre inférieur à 100 pour la France. Chaque atelier a une toute petite production. Combien de foils fait main dans les garages, sans doute très peu. Beaucoup de gens en parlent, c’est certain. Combien de foils sur les spots, très peu. Hors compétition, avez–vous vu 10 foils sur un même spot ? La plupart des gens qui sont sur le terrain, les pros, pensent que c’est un marché en développement mais une niche, pas un marché de volume. On peut peut-être dépasser les mille. Enfin, ce post était volontairement une anti-thèse? je vous invite à lire, ne serait que le précédent.

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